‹ Petits Traités Apologétiques de Yahyâ Ben 'Adî: Texte arabe, édité pour la première fois d'après les manuscrits de Paris, de Rome et de Munich et traduit en françaisChapitre 3 sur 22 · EXPLICATION DES SIGLES · texte numérisé non relu

EXPLICATION DES SIGLES

H, indique la leçon du manuscrit de Paris, n° 169.(1) J, manuscrit du Vatican 134.

K, manuscrit de Munich 948 (242").

O, manuscrit de Paris 173, fol. 113—117, pour un fragment du traité n° 7.

, indique nos corrections personnelles, quand nous ne suivons pas les leçons des manuscrits.

Mq, Machrig. Corrections proposées par le P. Cxerxxo dans letraité n°1:

( ) Le double crochet indique les passages où le texte est altéré et les mots d’une lecon douteuse.

[ ] La parenthèse indique les mots qu’il a été nécessaire d'introduire dans la traduction pour plus de clarté. Le crochet 1 suivi d’un numéro de renvoi signifie que la note donnée en marge s'applique au texte situé entre le crochet et le numéro de renvoi. Ainsi, p. 18: &,\s OL O JE J£es Les J£AS Lis1 et en note: (4) H 3. —(5) sic J. K avec le texte vocalisé dans J; H om. j&as Lol ; Mq js

(1) Quand nous nous écartons de H, c’est toujours, à moins d’indication contraire, pour suivre J. — J et K ont un texte tout à fait identique. — Dans notre étude sur Yahyà nous signalons seize manuscrits de ses œuvres et nous les désignons par les seize premières lettres de l’alphabet,

Hal Je LS] JE ce devra être lu : le manuscrit de Paris 169 (H) donne jl au lieu de 15 qui est la leçon du ms. du Vatican 134 (J) et du ms. de Munich 948 (K), voir la note de la page précédente. — Le texte [}£alls (R£as LS Es Qe est celui de J (Vatican) et de K (Munich); mais, en outre, le ms. du Vatican vocalise le texte — les deux verbes sont donc à la voix passive. — Le ms. de Paris H, supprimant Jis: LS, écrit done J£ab J£æs LUS, — Le P. Cuerkro a modifié ainsi ce passage dans le Machrig Je 5e JS Hal Jie Lil quiconque comprend comprend seulement par l’intellect; quand il faut traduire d’après les manuscrits : tout ce qui est compris est compris seulement par l’intellect.

Un simple numéro de renvoi non précédé du crochet 1 indique à cette place quelque addition dans un manuscrit. Ainsi, page 13 : bass @UU — 5B, et en note : (2). J K add. Hsiss le signifie qu'après Lx J et K insèrent LÜsiz) lis,

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(1) Sie JK; H Âs® ©lse; Mq À. — (2) HI Sal.

1 — Trarré pu DOCTE YAHYÂ BEN ‘ADî POUR DÉMONTRER QUE LES CHRÉTIENS ONT RAISON DE CROIRE QUE LE ÜRÉATEUR EST UNE SUBSTANCE UNIQUE DOUÉE DE TROIS ATTRIBUTS.

Yahyà ben ‘Adi à dit : nous nous proposons dans ce traité de démontrer comment les Chrétiens ont raison de croire que le Créateur, (il est grand et puissant), est une substance unique douée de trois attributs dont chacun présente une notion distincte des deux autres. Il n’y a là rien de répugnant ou d’impossible, comme se l’imaginent leurs adversaires

H fol. 21—23 J fol. 24Y—28 K fol. 71*—73;

12 YAHY À BEN ‘ADI.

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qui errent loin de la vérité, puisque nous pouvons faire une pareille constatation dans des choses visibles à nos sens. Que Dieu, dont nous implorons le secours, nous dirige ! Il nous suffit pour guide et pour auxiliaire,

Prenons parmi les objets qui frappent nos regards deux miroirs que nous dresserons en face l’un de l’autre. Nous trouvons dans chacun d’eux l’image de tous les objets placés devant lui, et comme les deux miroirs se font face, il y aura dans chacun des deux l’image du miroir adverse. Nous constatons, en outre, que nous n'avons pas seulement, dans chaque miroir, l'image de l’autre miroir sans les diverses images qui s’y trouvent réfléchies, mais qu’au contraire, chaque miroir reproduit l’image du miroir semblable accompagnée de toutes celles qu'il reçoit. Donc

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comme l’image de chaque miroir se reproduit dans le miroir adverse, chaque miroir, en fin de compte, réfléchit sa propre image que lui renvoie l’autre miroir.

En examinant bien les choses, nous verrons que l’image [ou la forme] de l’un quelconque des deux miroirs que nous prenons se présente dans trois états dont chacun diffère des deux autres. Tout d’abord, il y a l’état du miroir considéré en lui-même : c’est la forme existant dans le métal ou un autre corps poli recevant l’image de l’objet placé en face. Cette forme ainsi envisagée est évidemment la cause de l’existence de l’image dans les deux autres états, puisque si nous supprimons par supposition cette première image ou forme A, l’autre image B qui se pro-

14 YAHY À BEN ‘AD.

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duisait dans le miroir adverse disparaît, et, par suite de cette disparation, l’image C ne se produit plus dans le premier miroir d’où elle dérivait. Rien n'empêche non plus la forme du métal poli d'exister sans qu’il y ait en face un autre miroir qui la reçoive. Mais alors, il ne se produit plus de seconde forme distincte de celle du métal, et celleei n’existant pas dans un miroir opposé au premier, elle ne peut revenir comme à son point de départ et se reproduire dans le premier miroir où elle formerait une image distincte de la première. Il apparaît ainsi que l'existence de cette première forme est la cause de l'existence des deux autres, puisque sa disparition supposée entraîne celle des deux autres, sans que la disparition supposée des deux autres entraîne la sienne. L'existence, au contraire, des deux dernières formes ou de l’une seule des deux, exige nécessairement l’existence de la première.

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