‹ Pétrarque et l'humanisme (volume 2)Chapitre 100 sur 139 · Poeticae tuhae minus est fidei {Rem. II · texte numérisé non relu

Poeticae tuhae minus est fidei {Rem. II

3. Cf. Kirner, Sulle opère stor. di F. P., Pise, 1889. p. 56, n. i.

4. De Viris illustr., éd. de Bologne, t. I, p. 820. Sabbadini a établi que P. s'est servi des scholiastes de Lucain (Le scoperte dei codici latini e greci, p. 39).

5. Cf. la préface de l'éd. du Roman de Thl'hes, par L. Constans (public, de la Société des anciens textes), Paris, 1890, t. II, notamment p. cxix et cliii sqq. Pour l'autre partie de la question, v. Luigi Valmaggi, La fortiina di Sta^io nella tradi:{ione litteraria latina e hassolatina (dans la Rivista di filoh, 1893).

tradition et se garde bien, au point de vue littéraire, de rapprocher Stace de Virgile ; mais il a à son sujet quelques notions inexactes : il l'appelle Siatins Panipinhis et il confond le poète avec le rhéteur de Toulouse, Statius Ursulus, dont parle S. Jérôme Il partage, sur son origine toulousaine, Terreur commune à tout le Moyen Age % que corrigea seule la découverte des Sylvae ; il se moque toutefois des lettrés mal informés qui font du poète un contemporain d'Ennius K II le défend, en écrivant à Urbain V, de l'accusation de suicide, pour la raison, d'ailleurs singulière, qu'il a pu achever ses deux poèmes : His [Liicretio et Liicano] poclaui iiuiim, nescio an uobis cognituin, cariim nohis, Slaiium Pampiniiim addunt quidam, sed fallimtur^ opiis enim hic ulruinque perfecit ^. Dans son épître à Homère, il fait intervenir l'exemple de Stace pour excuser Virgile de n'avoir pas nommé le poète grec. N'est-ce pas, dit-il, à la fin de la Thcha'ide que Stace a payé à Virgile son hommage de reconnaissance? Si Virgile eût vécu et achevé YEné'ide, c'est de la même manière, sans aucun doute, que son devoir envers Homère eût été rempli. Observons, à ce propos, que le passage fameux auquel il est fait allusion ici, paraît avoir beaucoup touché Pétrarque et entrer pourquelque chose dans la sympathie qu'il professe pour l'auteur de la Tbébaïde ^ .

1. Rem. II, 125 ; Contra GaU., Op. 108 1 : Statium origine GaUiim non inficior, adâo, si lihet, Lucanuni ex Hispiinia ; cetcnini, uudecunque ipsi fuerint, stilus est Italits.

2. Ainsi Boccacc, dans sa vie de P., à propos du couronnement au Capitole : Qiiod quidem ibidem fieri non ante contigerat a coronatione dignissinia Statii Panipinei Surculi Tolosani, qui... suh Domitiano Caesare creditur coron a tus (Rossciù, P., Giuî. Celso e Boccaccio, p. 320 et 344). D'autres contemporains font la même confusion, qui a laissé trace dans quelque mss. de Stace. Dante met de côté le nom de Surculus, mais appelle aussi le poète Tolosano ; Boccace fait de même dans VAniorosa visione (V. 34),

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