‹ Pétrarque et l'humanisme (volume 2)Chapitre 94 sur 139 · Secr. III (pp · texte numérisé non relu

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5. Un peu plus d'une trentaine de fois dans ses œuvres, quelquefois pour d'assez longs passages. Il lui arrive de se servir de la simple désignation Comicus

PÉTRAîiaUE' ET LES POÈTES LATINS

il paraît ne l'avoir eu qu'assez tardivement en sa possession.

La philologie latine enregistre un témoignage tout à fait précis de ses études sur les comédies de Térence : il leur a consacré un travail de revision et d'annotation, et les a fait précéder d'une petite compilation biographique de touî» les renseignements anciens sur le poète Ge dernier travail nous a été conservé dans un certain nombre de manuscrits ^ Le principal mérite de l'auteur est d'avoir reconnu et parfaitement réfuté l'erreur courante depuis Orose, qui confondait en une seule personne Terentius Culleo et Terentitis Afer h Pétrarque savait aussi que quatre comédies (^Andr., Eun'., Heatit., Adelph.') étaient imitées de Ménandre, quod et ruhricm mtustissimorum codicum innuunf^y quam partem scripturae, quia

(Fam. VI, 3; Secr. II, etc.). Assez souvent, les vers sont introduits ainsi-:-^^ Terentianus loquitiir adolescens ; memini Terentiani senis, etc. Dans Rem. II, 7 : Et Terentius seruus Juit, et didicit haiid seruili quidem ingénia, et comoedias scripsit hatid ieruili stilo, quo et lihertatem et inter poetarum duces meniit locutn. On a vu comment?, a noté les mentions de Plante et de Naevius dans les prologues de Térence {Fam. IV, 15).

I. V. l'étude de R. Sabbadinisur les biographes et commentateurs de Térence, dans les Stiidi ital. di filol. classica, t. V, p. 289-327. P. a utilisé le commentaire de Lanrentius et sa vie de Térence.

- 2. Par exemple : Laur. Plut. XXXVIII, 18 ; Casanat. C. V. 9 ; Bibl. Nat. de Kaples, IV. D. 28; et le ms. 332 de l'École de médecine de Montpellier, sur lequel j'ai été renseigné par mon confrère et ami L. G. Pélissier, Il porte la date la plus ancienne, à ma connaissance, dans la sérier La souscription mutilée de ce dernier ms. (f. iio) remonte à une époque où Pétrarque était encore vivant : Scriptus et expletus. 1370, pnmo martii meridie... Le texte du morceau est bien connu ; il commence par les mots : De Terentii uita in antiquis libris multa reperiuntur... Il a été imprimé en tête du Térence de Venise, 1471, et reproduit plusieurs fois^ notamment dans les prolégomènes au Térence de Westerhof, La Haye, 1726, t. I, p. xxxiv-vi.

3. Cf. Sabbadini, c, p. 310, et dans le recueil P. e la Lombardia, Milan^ 1904, p. 200.

4. D'après les didascalies (graeca menandri) ; mais surtout d'après Donat : Duae ab Apollodoro translatae esse discuntur. ..\ qiiattuor reliquae a Menandro. Au reste, Donat devait être chez P.

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plus confusionis quam lucis habere uisa est, sciens oinisi. L'auteur fait de Térence le plus grand des comiques latins, sans même nommer Plaute, et prétend qu'il découragea les auteurs de composer en ce genre, puisqu'on n'en trouve aucun d'illustre après lui ; il rapporte cependant l'opinion de Servius, qui accorde à Térence la supériorité sur les autres comiques seulement pour la proprietas \ mais il ajoute: Quod ultimum, omnibus quos légère potui commentariis excussis, Seruii salua pace, non approho.

Je n'ai pas réussi à retrouver le Térence où Pétrarque avait supprimé, comme on vient de le voir, les didascalies, et qui doit présenter, dans une souscription, la date du 15 juillet 1358. Les témoignages du xv^ siècle, qui nous renseignent sur cet exemplaire, mettront peut-être d'autres chercheurs sur la trace de la découverte. Un Térence de cette époque, vu par Van Praet % donne, à la suite de la notice sur Térence, les indications suivantes : Franciscus Petrarca, clarus poeta sui temporis, uersiis Terentii studiose reduxit in formam suam déclarationesque dédit et glosas, prout eius manuscriptum exemplar continet, a quo fideli transcriptus est liber iste, excepto quod ubicunque ungulas rectas uideris longas, ibi finis est metri et post uirgulam principium alterius. Un manuscrit de la bibliothèque de Parme porterait une souscription de 1470 du parmesan Gianluigi Sacca, qui dit l'avoir transcrit : ad quod dam exemplar scriptum et undique reuisum per disertissimum et excellentissimum poetam Domiîium Franciscum Petrarcam de anno mccclviij lulii XV insero. In quo quidem exemplari uetustissimo (sic) diligenter et accurate obseruato a praestantissimo uiro D. Princiualo Lampugnano Mediolanenst ^ ...La date finale reproduite indirectement

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