‹ Pétrarque et l'humanisme (volume 3)Chapitre 111 sur 362 · Cf. Fam. IX, 15; XXII · texte numérisé non relu

Cf. Fam. IX, 15; XXII

5. Qu'il en ait tiré parti pour ses œuvres italiennes, c'est une tout autre question. Je me refuse à voir une réminiscence de Catulle dans les vers que citent l'abbé de Sside (Mémoires^ t. II, p. 181) et Carducci (SaggiOf p. 62); les premiers sont un lieu commun de poésie amoureuse, les autres viendraient plutôt de Dante.

permeat, ut ait Plinius lib. 2 nat. yst, c. 106^ circa principium. De hoc Catullus, Comi menia Lariumque litus (= XXXV, 4). F. 29, Georg, II, 192: Autparcus [sic] Umber.aut obesiis Etruscus (= XXXIX, 11). F. 52, observation de Servius sur la disposition du récit dans V Enéide * ; Hoc signanter seruat Catullus in Peplon, (Ce titre singulier doit désigner la description de la draperie du lit nuptial dans le poème sur les noces de Thétis et de Pelée, LXIV, 47-264). F. 56, à une appréciation de Servius qu'il juge erronée [Salustius Romani generis disertissimus), Pétrarque a ajouté cette note écrite à quatre reprises différentes, la mention de Catulle étant la plus ancienne : Quod M. Tullio potest conuenire ; cuienim dignités? Testes sunt innumeri, sed secretior Catullus Veronensis poeta quadam ad ipsum Tullium epistola^ his uerbis : Disertis^ime Romulinepotum, Quot sunt qtwtque fuere, Marce Tulli, Quotque post aliis erunt in annis, et cnt, (= XLIX, 1-3). | Ceterum de alio id dici innuit w* in quadam leronymi ad Vigilantium epistola : Solus, inquit, Cato Romani ge7ieris disertissimus, et cet\ \ Et in alia eiusdem ad Nepotiamim de instit. clericorum^. Quod ad etatem suam refer. \ Quamuis Adrianus Ciceroni quoque preferret Catonem. Tamen, me Herde, digne quam et Virgilio Enium et Salustio Cecilium ! Require Spartianum in uita Adriani. Enfin, f. 114, sont cités, de la main de Pétrarque et précédés du mot Catullus, deux vers de Tépithalame de Thétis et de Pelée (LXIV, 171-172). Cet ensemble de documents n'établit-il pas qu'il a fait sur le manuscrit perdu de Vérone et dans la mesure que lui permettait l'état du texte, une véritable lecture du petit recueil? N y peut-on trouver la preuve de l'hypothèse émise par le critique anglais qui a le mieux mérité de Catulle et qui voudrait faire remonter au xiv° siècle les premières études sur le poète * ?

1. Nescienles hanc esse nrlem poeticam ut a mediis incipientes per enarrationem prima... (In Aen. prooem. ; éd. Thilo et Hagen, t. I, p. 5.)

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