‹ Pétrarque et l'humanisme (volume 3)Chapitre 112 sur 362 · PROPERCE · texte numérisé non relu

PROPERCE

Il est permis de croire que Pétrarque, si jaloux de réunir autour de lui tous les textes anciens dont il avait connaissance, possédait une copie du Catulle de Vérone. Pour Properce, le même fait est rendu vraisemblable par les démarches faites par Salutatiafln de Tobtenir des exécuteurs testamentaires de Pétrarque*. Maison peut objecter que Salutati, étant à Florence, a pu être mal informé par ses correspondants, car il n'y a, dans les œuvres de Pétrarque, aucune indication assez précise pour qu'on puisse en tirer même l'hypothèse qu'il ait lu Properce ^ Il le nomme dans des énumérations de poètes erotiques, qui semblent un simple ornement de son discours'; il lui consacre quelques vers de sa dixième églogue qui ne prouvent rien, puisqu'il en a fait autant pour des poètes qu'il n'a pas connus*; il montre dans une épitre qu'il a remarqué le passage où Ovide se reconnaît le successeur de Properce ^ ; il transcrit enfin le distique célèbre sur YEnéide, qu'il a pu prendre plus facilement dans la vie de Virgile par Donat que dans le second livre des élégies*. Cette absence de citations

and froom 1400 onwardsthis musthave been steadily on the increase » (R. Ellis, A comment, on Cat. 2, Oxford, 1889, p. xv).

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