‹ Pétrarque et l'humanisme (volume 3)Chapitre 116 sur 362 · On peut les voir dans Zingerle. /. c, pp · texte numérisé non relu

On peut les voir dans Zingerle. /. c, pp

bien des poètes complètement inconnus aujourd'hui Ml a même fait des additions à sa rédaction primitive, à mesure que ses lectures lui rappelaient ou lui faisaient connaître d'autres noms^ Ce jeu de pédantisme, qui dure pendant quatre cents vers, et où les identifications sont d'autant plus difficiles que les sources de Pétrarque sont plus variées, ne fournit guère de renseignements sûrs pour ce qui regarde ses études directes sur les poètes ; c'est à peine si on peut remarquer en son accent plus de précision, lorsqu'il parle de ceux qu'il a lus. Catulle, qui est au nombre de ces derniers, figure au début de rénumération ; beaucoup plus loin paraît TibuUe, dans le passage suivant':

Multa libens sileo, sed iam michi nota tenenti Longa breui stringens aderat suspiria cantu, Paupertas quem tuta inuet, quem Delius ardor; — Caluus amans alius restinctam carminé flammam Flens quasi supplicium properataque tempora fati^ — Accensamque a/iws, dubium Bomanus an Umber ; Umber erat, uarieque minax et blandus amice ; — Notior inde alitts fluuiali occurrit Aquino^ Turbidus aspectu et ruralibus horridus armis.,.

Ce court spécimen de Téglogue fait défiler devant le lecteur quatre poètes. On a vu Cornélius Gallus dans le second, et dans les mots properataque , tempora fati, une allusion à son suicide*; j'y trouve plutôt Calvus, dont le nom même est prononcé comme adjectif, par un jeu de mots qui est continuel dans l'églogue ; le deuil prématuré que chante le poète, et qui est sa « flamme éteinte », était connu de Pétrarque

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