Fam. XXÏI
5. Et qui fuerint scimus: ars exigua, médiocre ingenium, uitMX famOf magnus populorum fauor, rerum suarum aestimatio immensa. Lege epigrammata sepulchrorum ah his édita: satis superba fateberis, etsi ah alio dictata essent^ etsi aller horum HomeruSy aller Virgilius fuissel {Var. 22). Les épitaphes sont dans Aulu-Gelle, ï, 24, passage d'ailleurs mentionné par Pétrarque, Fam. IV, 15.
cmtivm amores. tam mima Terenlium nostrum miror, qui ad illam eiegantiam tali mus est duce.... Suit une analyse dâ la Casina où Pétrarque met en relief, par des exemples, l'art de Plaute à dessiner des caractères'.
Cette lettre est écrite de Vaucluse, sans date, et vraisemblablement assez ancienne. Elle suffit à établir que Pétrarque avait connu Térence bien avant Plaute. C'est à l'imitation de Térence, sans aucun doute, qu'il avait composé dans sa jeunesse, pour récréer Giovanni Colonna di San-Vito, oncle du cardinal Colonna, une comédie dont le titre et un seul vers nous sont parvenus. Elle était intitulée Pkilologia et un des personnages y portait le nom de Tranquillinus'. En vieillissant, Pétrarque la jugeait assez sévèrement et ne la trouvait pas digne d'être communiquée à ses amis*. En vain Lapo da Castiglionctiio et, plus tard encore, Nelli la lui réclamèrent'. Boccace, qui lui donne le titre de Philoslratus, ne semble pas l'avoir vue, bien qu'il en parle, dans sa vie de Pétrarque, en termes pleins d'enthousiasme : Ultra etiam scripsit pulcherrimam comoediam, cm nomen imposuit Philoslratus, et, si
1. Fam. V, 14 (à Socrate). Cf. IX, 4, où sont diverses citations du Curculio et de la Cislellaria. Plaute est encore cité ou nommé expressément par Pétrarque une vingtaine de fois.
2. Meministi, credo, in Phitologia nottra, quam ob id tolum ut curas libi iociê exculerem scripii, quid Tranqviltinus notler ait :
Maior par» ftominum expectando moritur. (^Fam. Il, -7). C'est un hexamètre moins le pied initial, si- on scande expectando mûrïliir (avec morilur sur la 4' conjugaison).
3. Comoediam gitam petit me admodum tenera aetate dictaise non inficior sub Pkiloiogiae nomine. lUa guidem procul abetl et, si adetsst, qvanti eam modo faciam, quanuie luis ac doclorum hominum auribut dignamrear, excommuni hoc inlelliges amico. {Fam. Vil, 7; cette lettre à Lapo est écrite de Padoue, le 25 mars 13'<S et non, je crois, 1349 ; le ms. de la comédie était à Vaucluse). Cf. Koerting, p. 53!.
4. La lettre de Nelli étant inédite, je donne tout le passage, impoiv tant pour apprécier la diffusion des œuvres de Pétrarque: Die mihi quando le in Affrica tua legam? quando in Buccolicis omnibus? quando in Comediîa [sic]? in dialogo? nec non et compendio illo et paratissimo ad yslorias generosas itineref Carebo semper lui prtlentia tuorumque tibrorum, quos longa expectatione fati gâtas inkyanli culture sitibundux efflagito. Exhibe le nobis, queso, in etemi* operibut tut», que diu elaborasli uigilantque paUensque, ut in iUis uilas Itominum intpiciamus instruamurque... Florentie,die xviij mensisAugutti [1355?]. {Par. 8631, f. 19).