COMÉDIE COMPOSÉE PAR PETRARQUE
dicerem illvm Terentii uestigia persecutum, timeo ne, dum omnibus palam erunt quae adhuc modicis uisa latent, dtœtori ductum legentes aestiment merito praeponendum \ L'existence, bien attestée, d'un essai de Pétrarque dans la poésie dramatique est la meilleure preuve de son goût pour ce genre littéraire et de son admiration pour Térence.
C'était l'autorité de Cicéron qui lui avait recommandé Térence: Primum Terentii amorem, nous dit-il, ex Tusculanarum quaestionum lectione concepi^. Il avait suivi son penchant avec d'autant plus de confiance qu'il l'avait vu partagé par son autre maître, S. Augustin. Aussi, dans ses dialogues, se permet-il d'échanger avec celui-ci une série de passages de Y Eunuque, où il appelle le poète comique Terentius noster, du même ton qu'il dit Virgilius noster^. Il cite Térence plus souvent que Plante*. Nous avons d'ailleurs un témoignage plus précis encore de ses études sur les comédies de Térence : il leur a consacré un travail de revision et d'annotation et les a fait précéder d'une petite compilation biographique de tous les renseignements anciens qu'il connaissait sur le poète. Ce dernier travail nous a été conservé dans un certain nombre de manuscrits*. On y voit que Pétrarque savait que quatre comédies [Andr., Eun., Heaut., Adelph.) étaient imitées de
1. Dans Rossetti, P., GiuL Celso e Boccaccio, Trieste, 1828, p. 524. Je lis erunt au lieu de erit et merito au lieu de et merito,