‹ Pétrarque et l'humanisme (volume 3)Chapitre 135 sur 362 · Secr. III (Op · texte numérisé non relu

Secr. III (Op

4. Un peu plus d'une trentaine de fois dans ses œuvres, quelquefois pour d'assez longs passages. Il lui arrive de se servir de la simple désignation Comicus (Fam, VI, 3; Secr. II, etc). Assez souvent, les vers sont introduits ainsi : ut Terentianus loquitur adolescens ; memini Terentiani senis, etc. Dans7?em. II, 7 : Et Terentius seruusfuit, et didicit haud seruili quidem ingenio, et comoedias scripsit haud seruili stitoy quo et libertatem et inter poetarum duces meruit locum, P. a noté les mentions de Plaute et de Nœvius dans les prologues de Térence {Fam, IV, 15).

5. Citons par exemple: Laur. Plut. XXXVIII, 18 ; Casanat. C. V. 9; Bibl. Nat. de Naples, IV. D. 28 ; les mss. d'Oxford et de Londres, indiqués dans le Catal. mss. Angliae, Oxford, 1697, t. I, part. 2, p. 72, et t. II, p. 90 (n® 56), ou dans Fabricius, Bibl. lat., éd. de Venise, 1728, t. I, p. 31 (Cf. Zeno, Diss. Vossiane^ t. I, p. 4); le ms. 332 de l'École de médecine de Montpellier, sur lequel j'ai été renseigné par mon confrère et ami L. G. Pélissier et qui porte la date la plus ancienne, à ma

15iï PÉTRARQUE ET LB9 POETES tATINS.

Ménandre, qttod et rubricae uelustissimorum codicum innuunt^, quampariem scriplurae, quia plus eonfnsionis quam lucis habere uisa est, sciens omisi. L'auteur fait de Térence le plus grand des comiques latins, sans même nommer Plaute, et prétend qu'il découragea les auteurs de composer en ce genre, puisqu'on n'en trouve aucun d'illustre après lui; Il rapporte cependant l'opinion de Serviuî, qui accorde à Térence la supériorité sur les autres comiques seulement pour la proprietas*; mais il ajoute; Quod ultimum, omnibus quos légère potui commentariis excitssis, Seruii salua pace,nou approbo. Je n'ai pas réussi à retrouver le Térence où Pétrarque avait supprimé, comme on vient de le voir, les didascalies, et qui doit présenter, dans une souscription, la date du 15 juillet I35S. Les témoignages du xv° siècle, qui nous renseignent sur cet exemplaire, mettront peut-être d'autres cherclieurs sur la trace de la découverte. Un Térence de cette époque, vu par Van Praet*, donne, à la suite de la notice sur Térence , les indications suivantes : Franciscus Petrarca clarus poeta sut temporis uersus Terentii studiose reduxtt m formam suam declaratianesque dédit et glosas, prout eius manuscriptum exemplar continet, a quo fideli transcriptus est liber iste, excepta quod ubicunque ungulas rectas uideris longas, ibi finis estmetrt et posi mrgulam principium alterius. Un manuscrit de la bibliotlièque de Parme porterait une souscription de 1470 du parmesan Gianluigi Sacca, qui dit l'avoir transcrit : ad quoddam exemplar scriplum et undique reuisum per dtserlissimum et excellentissimum poetam Dominum Franciscum Petrarcam de armo mccclviij Iulit xv in sera. In guo guidem exemplari ueiustissimo {sic) diligenter et accurate obseraato a praestantissimo uiro D. Princiualo

connaissance, dane la série. La souscription mutilée de ce dernier ms. (f. 110) remonte à une époque où Pétrarque était encore vivant; Scri/ituaelexpleltn 1370, primo inarliimeridie... Le te%led)imarce«i\ieit bien connu ; il commence par les mots : De Terenlii uita in antiguit librii mulla reperiunlur... 11 a été imprimé en tête du Térence de Venise, 1471, et reproduit plusieurs fois, notamment dans les prolégomènes au Térence de Westerhof, La Haye, 1726, t. I, p, xxxiv-vi.

1. Didascalies (ORAEC A uenandri) ; pourlUnc^n'a, préface (de DonatT).

Page 1