Par. 8631, f. 44. Naples, 20 déc
2. V. plus haut, p. 163. Sur VAchilléide^ scholies de P. au chap.VIII.
3. Les armes des Visconti sont dessinées en surcharge à la première page. C'est le n*» 93 de leur inventaire : Stalius Thebaidos copertus corio rubeo albicato. Incipit in texlu Fraternas acies, et finilur Occidit et meriti post me referentur honores. Sig. Dcccclj. Il compte 120 ff., n*a ni titre ni rubriques, et porte des signatures postérieures à Nelli; Petrus de Sfondratis. Liber Pétri de Sfondralis, Domino lohanni de Rapolano. Delisle mentionne le ms. et la souscription, sans identifier Nelli (Cabinet des mss., t. I, p. 130).
4. V. dans la lettre sur la mort de Nelli (Simonide), le passage où P. demande à Boccace de partager avec lui les lettres et travaux de leur ami commun restés inachevés (5en.ni, 1; Op. 767). La confection
simple supposition, car aucune trace de l'écriture du poète ne s'y retrouve ; en revanche, on y remarque des signes de lecture marginaux de plusieurs mains. Il ne serait pas impossible que le Stace de Nelli fût de provenance avignonaise ; l'ornementation du volume pourrait être du midi de la France, et il est curieux d'établir, d'autre part, que l'humaniste florentin a fait un long séjour à la cour pontificale, quelques années après le départ définitif de Pétrarque*. On devine, en tous cas, l'intérêt spécial qui s'attache pour nous à un manuscrit annoté par un lettré aussi célèbre et, en somme, aussi mal connu que Nelli.
On lit, en effet, tout à la fin : Hune librum quam diligentius potin correxi ego prior Sanctorum Apostolorum, adeo lU ipsum adpinme correclum credam bonis habitis exemplaribus. Cette note, qui est un autographe parfaitement sur de Nelli, permet de reconnaître, parmi les annotations du manuscrit, cçUes qui lui appartiennent et dont plusieurs peut-être ont été tirées par lui de l'exemplaire de son ami. En ce dernier groupe figureraient sans doute certains sommaires, tout à fait analogues à ceux de Pétrarque^ et, plus probablement encore, quelques rapprochements de Stace avec d'autres
du recueil Par. 8631 (cf. p. 97) est évidemment un hommage rendu par le poète à la mémoire littéraire de Nelli.
1. Cf. deux des plus intéressantes lettres du recueil de Nelli, la 18* et la 19«, que je serais porté à dater de 1357 et de 1358. Voici, extrait de la première {Auin. vj id. sept.), le récit d'une visite à Vaucluse, un des premiers pèlerinages pétrarquesques, à coup sûr, dont on puisse trouver le souvenir : Si de mci aduenlus lempore queris, ea maxime gua non licuil lempeslate te hic adesse, ubi quamplures ac iuniorcs egisli annos, ubi Affricam nostram diu et multtim elaboralam nltis e peclore sensibus euoluisti, Auinionem solam^ Vallem Clausam nunc ucre clausam et incola suo uiduam Iristibus ego precordiis adinueni. Svd paucis annorum exaclis curricHlis, presulem urbis îioslre [Angelo Acciaiuoli, évèque de Florence; cf. Fam.XU, 12], quem tu alibi magnis puritaium laudibus extulisti, hue aduentasse commemini^ ubi tune firmissimis studiis tenebaris. et ubi octo fere mensium tempus triuit... {Par. 8631. f. 25). La lettre continue par des nouvelles des amis communs d'Avignon et de Giovanni Pctrarca, qui s'y trouve. Il est à supposer que, pendant ce long séjour, le studieux Nelli a cherché à se procurer des manuscrits.
2. Pia lamentalio nulricis ; Salis eleganter ac poctice de Narcisso, etc. F. 19', III, 5: Nota, nota. Uno loco duo nota dignissima.