‹ Pétrarque et l'humanisme (volume 3)Chapitre 146 sur 362 · CLAUDIEN · texte numérisé non relu

CLAUDIEN

poètes, par exemple : F. 10, Theb. II, 5 : Virg, in vj"". Alligat et nouies Stix interfusa coercet^; II, 14-15: Virg, in Georg, Inuidia infelix Stigem et cet.* F. 10', II, 22: luxta illud Lucaiii in ty'*. Hos scelerum ritus et cet. F. 27', III, 661 : Nota. Primas in orbe deos fecit timor (vers cité par Pétrarque). Faut-il attribuer à l'exemplaire de Pétrarque ou à l'activité de Nelli la revision apportée ici à un texte extrêmement incorrect? La ponctuation et les corrections interlinéaires ou marginales, parfois en surcharge sur un grattage , sont de la main du prieur. Les variantes des autres manuscrits sont indiquées par alibi ou alia littera^ (F. 10', II, 37-40: Istos quatuor uersus ligatos simul in nullo alio Statio iniieni; nescio utrum sint de textu nec ne). Enfin, les arguments en vers,* qui se trouvent dans certains manuscrits de la Thébaïde à partir du chant II, ont été ajoutés dans la collation.

Si Ton s*en tenait au témoignage des œuvres de Pétrarque, on pourrait croire qu'il a lu à peine Claudien, qui n'y est cité que rarement *. Il semble cependant que notre humaniste aurait dû s'intéresser davantage à un écrivain dont, comme tous les auteurs florentins de son temps, il se croyait le compatriote et qu'il appelle expressément Claudianus Florentinus^ . Mais nous avons conservé le Claudien de Pétrarque et ce manuscrit établit, en effet, qu'il avait étudié avec quelque intérêt le poète d'Alexandrie. Le Par. 8082 est de la fin du xiii* siècle et compte 104 feuillets, plus trois feuillets préliminaires contenant, sur deux colonnes, des fragments des chants I et III

1. Cette note fournit presque la preuve paléographique qu'elle a été copiée. Elle semble avoir été mal transcrite d'une autre qui aurait eu iv au lieu de vi; le renvoi se rapporte en effet à Georg. IV, 480.

2. Le vers est cité de mémoire inexactement. Cf. Georg. III, 37.

3. Parfois avec une appréciation : Alia littera habet, scd non melius.

4. Fam. III, 1, 3, VI, 3, VII, 15; Rem. I, 92; fragm. inéd. du De viris, éd. Nolhac, p. 142 (p. 143 est identique à Fam. VII, 15). Il y a sans doute une réminiscence dans Ilist. lulii Caes.^ éd. Schneider, p. 255 (qito maior est aliitudo, eo grauior ruina); elle est plus sûre encore dans Sen. VIII, 1 {Op. 827), où la mention des précoces cheveux blancs de Stilicon est prise à De nuptiis lion, et Mar., v. 325. Ajouter les citations de nos mss.

5. Bem. II, 125. Cf. le passage du Contra Gallum (Op. 1081), où P. distingue le poète de son homonyme chrétien Claudianus de Lyon, et que je ne reproduis pas, car on peut le trouver dans Hortis, Studj, p. 410.

du Raptus Proserpinae écrits au xiii** siècle*. Le recueil s'ouvre par le texte complet du Rapitis, mais il ne porte ni titres, ni souscriptions S et les ouvrages n'y sont distingués les uns des autres que par des initiales ornées ; ils se présentent, à partir du f. 15, dans Tordre suivant : fn Rufinum, I et II ; De bello Gildonico; In Entropinm, I et II ; De 7iuptiis Honorii et Mariae ; Panegyris in lertiiim Bonorii consulatum; id. in quartum; Panegyris in considatum Mallii Theodori ; In primum et secundum consulatum Stiiiconisy I, II et III; Panegyris in sextum Hofiorii consulatum; De bello Getico, C'est, comme on le voit, la plus grande partie des œuvres de Claudien'.

Le texte est presque entièrement accompagné de scholies et de gloses interlinéaires de première main, qui ont dû être instructives pour Pétrarque. Ses notes personnelles sont assez nombreuses, mais mutilées en beaucoup d'endroits par une ancienne rognure. 11 y a de nombreux sommaires* et les rapprochements que voici avec Ovide, Cicéron, Servius et Homère: F. 2', Rapt, I, 136 : Mater Martis. Require 5 Fusto?'um in festo Flore. F. 15', In Ruf, I, 12: Hec pars huius indaginis est 3 de natiira deorum ad finem, F. 16', id. I, 123 (lieu de la descente d'Ulysse aux Enfers) Locum hune non in Oceani litoribus, sed in Campania fuisse testatur Seruius 6^ En, in Acheronte refuso et cet, (D'écriture postérieure : ) Hec tamen descriptio apud Homerum est Odissee libro xj"" in principio. Le Raptus est le poème auquel Pétrarque a accordé le plus d'attention ; les autres portent quelques signes de lecture et même des variantes de sa main, mais on voit qu'il a recherché surtout, dans ce poète voisin des barbares, les témoignages de la gloire de l'ancienne Rome. Au f. 64, par exemple, au coup d'œil rapide que jette Claudien sur les premiers âges de l'histoire romaine [In quart.

1. Après rognure, le ms. mesure 260x162 mill. Rel. de velours rouge. C'est le n*' 42 de l'inventaire de Pavie.

2. Excepté au f. 14 : Explicit Claudianus de raplu Proserpine.

3. Manquent : Laus Sevenae reg.y Epithal. diclum Palladio et Cclerinae, Paneg. in Probini et Olyhrii consul^ Gigantomachia et petits poèmes.

4. Voici ceux du f. 3 : Ultima régna. Comparatio. Comcles. Ciclopum tecta, Ttla Proserpine.

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