RECUEIL DE POETES ET DE MYTHOGRAPHES
Bon. consul,, 399 sqq.), il met en marge : Exempta ueterum Romanorum. Ausone, que nous allons rencontrer dans le manuscrit suivant, l'intéressera moins encore que Ciaudien, parce que les allusions de ce genre y sont plus rares.
Le Par, 8500 est peut-être le recueil le plus curieusement composé de la collection de Pétrarque. Il est formé de plusieurs manuscrits distincts, quoique d'une justification uniforme, dont la réunion a été décidée par le premier propriétaire, et il compte, sur ses 105 feuillets, un certain nombre de pages blanches \ L'époque de l'exécution, environ le milieu du xiv* siècle, et le choix des ouvrages tendent à faire croire que c'est pour notre bibliophile en personne qu'ont travaillé les divers copistes ; il semble avoir voulu grouper ici une série de livres ou d'extraits de livres d'érudition classique, trop peu -étendus pour être reliés à part. Plusieurs parties sont accompagnées de miniatures importantes, que j'ai décrites ailleurs': la série la plus remarquable est consacrée à symboliser les sept arts libéraux, et le morceau le plus considérable, placé en tète de l'apocryphe d'Aristote De porno, représente la mort du philosophe entouré de ses disciples de toutes nations.
Pour indiquer brièvement le contenu du volume, reproduisons, en la complétant à l'aide des rubriques et en ajoutant l'indication des feuillets, une table initiale du xv* siècle: F. 1, Fulgentii Plantiaclis uita, — F. 3, [Fùlgentii] liber Mythologiarum. — F. 14, Ausonii ludus seplem sapientum. — F. 16, Periocha in Eomervm, — F. 20', Epistole uarie. — F. 27', Prudentii carmen de natura anime, — F. 28, \Ausonii uersus pascales], — F. 28, [Prudentii] De fide. — F. 29, [Ausoîiii] Catalogus nobilium urbium. — F. 30, Cassiodori liber secularium litterarum^, — F. 43', [Isidorus libro Etymologiarum
1. 372x240 mill. Reliure toute récente. N° 181 de l'inventaire de Pavie.
2. Cf. Mss. à miniatures de la biblioth, de P., Paris, 1889, p. 4-7. Il est assez instructif de constater que le miniaturiste de Pétrarque, quoique excellent artiste, est resté absolument enchaîné, dans l'illustration du livre de Cassiodore, parla tradition symbolique du moyen âge. (V. ses représentations de la Grammaire, de la Dialectique, de la Musique, etc.)
3. Texte assez différent de celui de Garet (reproduit dans Migne,
qtiartOy capitulo xiij de medicina]. — F. 44, Boetii de sckolastica discipliyia. — F. 50, De decem Sibyllis^, — F. 51', [Incipit liber Erithee Sybille de Troianorum et celerornm principium euenlm^{sic)f, — F. 54', Aristoteles de porno, — F. 57, Enarrationes m Metamorph. Ouidii^. — F. 75, [De uita et titulis librorum Prudentiï\. — F. 75', Prudentii etiam carmen de pugna uitiorum et iiirtutimi^, — F. 83, Albrici uiri illustris Poetarins, iinde idolorum ritus inoleue" rit, ubi omnis uetustas deorum antiquorum exprimitur.
Les ouvrages de raythographie tiennent, comme on le voit, une grande place dans le recueil et on peut croire que Pétrarque les recueillait surtout pour comprendre les poètes. Les Mythologiae de Fulgcnce sont un des traités les plus utilisés par Boccace dans ses Genealoyiae deorum^. Quant au Poetarius, mis ici sous le nom d'Albericus, il doit être identifié avec le traité anonyme retrouvé seulement par Angelo Mai et connu
t. LXX, col. 1049-1220). L'espace est ménagé pour des figures démonstratives destinées à accompagner l'ouvrage et dont les légendes sont déjà mises à l'encre rouge.
1. Inc.: Sibillc gcneraliter dicuntur... Fin..* Extnt liber qui dicitur Nasilog[riphtis[Val, 3'i24.- Vasilographia. Cf. Bibl. de F. Orsini, p. 251, n. 3], licet impcrialis scriptura, edilus ab eadem Erilhca Sibilla... qucm de caldeo sermone Dotnpater perilissimus in grecum translulil. Tandem decrario Ilemanuelis imperaloris educlum Eugentus [Val.: deductum Eugenii] régis Sicilie ndmiralus de grcco transtulit in lalinum. Le livre de la Sibylle qui suit est entouré de scholies.
2. Pétrarque s'est servi de cet apocryphe pour un pa.ssage du /)e otio relig. I (O/):304; cf. 3G0) ; il termine la citation qu'il en fait par ces
mots : Quae Erylhreae procul dubio Sibyllae sunl, ut quae ex eius libro ad conlexlum elicui. Dans un autre ouvrage, il exprime au moins un doute sur l'attribution : Extat libellus quem sibi [S. Erylhreae] aUribuerunt. inquo^ .si modo suiis esl, Troianorum el Graecorum exitus et Romnnae urbis imperii originem et bibores et successus uarios; inter haec aduenlum Dci in terras mullaquc rcliginnis nostrae clarissima multa quoque de erroribus r.rternis et inlernis. {Rer. mem. IV, 3 ; Op. 470). Dans le ms., une seule note de P., f. 54 : Hic Antichristus. Et nos de alio credcbamus.
3. Inc. (après trois distiques : Orba parente suo...) : Chaos j ut Ilesiodi indicnt uolumen quod deorum originem continet...
4. Avec cette rubrique: Datricolos tristrophas. Nam primus uersus gliconius dicilur. constans ex spondco, choriambo et pyrrichio (sic).