‹ Pétrarque et l'humanisme (volume 3)Chapitre 148 sur 362 · AUSONE · texte numérisé non relu

AUSONE

par les philologues, depuis sa publication, sous la dénomination de Tertius mythographiis Vaticanus\ Cet ouvrage a également beaucoup servi à Boccace, qui le cite soutî le nom d'Albericus ; il n'a pas été moins familier à Pétrarque, qui semble y avoir puisé une bonne part de ses connaissances mythologiques et qui a indiqué cette source, sinon dans ses œuvres^ du moins dans les notes de ses livres'.

Aucune annotation de Pétrarque ne figure sur les marges des traités mythologiques. Il n*y a, d'ailleurs, dans tout le manuscrit, que les ouvrages d'Ausone qui portent des marques de son étude. Ce choix d'œuvres diverses du poète de Bordeaux est peu étendu et comprend seulement, avec les Periochae, dont l'attribution à Ausone n'est pas certaine, les morceaux de poésie et de prose dont voici Fénumération *: F. 20', PauUni ad Ausoniiim epist.; f. 22', Ausojiii ad Paulifium epist, 23, 25, 24 ; f. 24, Symmachi ad Ausonium epist, I, 31 ; f. 24', Ausonii ad Symmachum epist, 27; Symmachi ad Ausoîiium epist. I, 25 ; f. 25, Epist. Theodosii Augusti (I); Respoiisio Ausonii ad Theodosinm (II); f. 25', « Incipit Gripus ternarii mimeri » (XXVI); f. 26, « Eiusdem IIPOCOnOICIA in chartam » [sic] {epigr. 35); Liber Protrepticus (XIII); Genethliacon {XIY)^ « Apop/tasis poetagorica» [sic] (XXIX); f. 28, Versus pascales {IX); f. 29, Cathalogus (XIX). Quoique restreint, ce recueil est d'une certaine valeur pour la constitution du texte d'Ausone. Les Periochae de l'Iliade et de l'Odyssée, sans nom d'auteur et précédées de vers grecs défigurés par un copiste ignorant de cette langue, n'ont été connus au dernier éditeur que par notre volume^ Le

1. }\^\^Class.auct.eVaL cod. erf.,t. III, 1831, p. 161 sqq.; réimpression par G. H. Bode, Scriptores ver. mtjth. lat. très Romaenupei' repcrti,iS3i.

2. Ce nom ne s'y rencontre pas. Cependant, pour la rédaction du De Viris, Pétrarque s'est servi du Poctarius ; v. par ex., dans la vie de Ninus, p. 118 de mon édition, l'anecdote sur Syrophanes et comparer avec le prologue d'Albericus. Boccace a remarqué le premier que celui-ci fait des emprunts à Fulgence (Hortis, p. 463, n. 3).

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