‹ Pétrarque et l'humanisme (volume 3)Chapitre 149 sur 362 · V. plus haut, p · texte numérisé non relu

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4. Les chiffres entre parenthèses correspondent aux n" d'ordre des Opuscula dans l'éd. des Monumenta Germ. ; les autres se réfèrent aux recueils de la même édition (/>. Magni Ausonii opusc, éd. C. Schenkl, Berlin, 1883).

5. Cf. Schenkl, p. li. — J'ai rencontré, pour ma part, un autre ms.

même savant a fait l'histoire complète du manuscrit et de ses dérivés, et montré notamment qu'il s'est trouvé à la bibliothèque de Pavie entre les mains de Tristano Calchi, qui en a transmis des extraits à Taddeo Ugoleti pour l'édition de 1499*. Schenkl n'a ignoré qu'un détail, la provenance de Pétrarque.

Pétrarque ne paraît pas avoir lu des œuvres d'Ausone autre chose que ce qu'en cçntient son manuscrit. Trois citations qu'il fait de cet auteur, et qui sont, je crois, les seules, sont tirées, en effet, l'une de Ludus, l'autre du catalogue des villes, la troisième de l'épître à Théodose*. Le volume qui lui a servi porte plusieurs de ses signes marginaux' et quelques sommaires; les notes proprement dites sont fort rares. Au f. 15', et précisément sous la miniature qui représente le dernier des sept sages, il a écrit : Hic est Peinander, ille amicus Arionis fidicinis^ cuim fabulant scripsit Herndotus\ F. 23, il reproche au poète l'acception d'un mot du vers

du XIV" siècle qui contient les Periochae ; il est à la Malatestiana de Cesena, Plut. XII ^ cod. 6, à la suite d'un teïte curieusement enluminé du Somnium ScipioniSy à l'usage d'un amateur de Cicéron. (Décrit au catalogue de Muccioli, part. II, p. 68 et 239, et par Zazzeri, Sui codici e libri a slampa délia bibl. Malatestiana^ Cesena. 1887, p. 354-^9). Ce ms. m'a attiré à Cesena, dès que Novati me l'a fait connaître, pour voir si, par hasard, il ne viendrait pas de notre bibliothèque. Il n'y a aucune trace de passage entre les mains de P. ; mais les Periochae^ dont le titre ne mentionne pas Ausone, comme dans le ms. de Paris, portent en tête à l'encre rouge: Liber Francisai Petrarche laureati. Sans avoir eu le temps de faire la comparaison des deux textes, je crois assez vraisemblablement que c'est le même texte que celui de Paris, et que ce ms. de Cesena pourrait môme en être une copie. Le copiste a-t-il eu l'intention d'attribuer l'ouvrage à P. ? A-t-il voulu marquer simplement qu'il prenait le texte dans un livre appartenant à P., ou que, l'y trouvant sans nom d'auteur, il le supposait du propriétaire? Ce s^t des questions qu'il y aura peut-être lieu de soulever. Dès à présent, on peut ajouter au grand travail de Schenkl cette modeste indication bibliographique.

1. Cf. Schenkl, p. xl. Le ms. avait été antérieurement décrit par Peiper, Die handschriftl. Ueberlief, des Ausonius, Leipzig, 1879, p. 221 sqq.

2. /?em. II, 14 ; Sen. VI, 8 (De auar. uitandn^ Op. 551, pour les mots Aurea Roma); Var. 9 et ms. Par. 6802. V. aussi plus loin, p. 204.

3. Surtout f. 24, à l'épître 2i -..allusion aux Pyrénées, etc.

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