Cf. p. 98, n. 1, passage qui vise précisément Cicéron
de ses études de droit S et un autre qu'il recueillit un peu plus tard dans la succession de son père, et dont le contenu est entièrement ignoré ^ L'un ou Tautre avait sans doute les TusculaneSj qui lui furent familières dès sa jeunesse'. Peu après, il eut de Raimondo Soranzo un manuscrit contenant diverses œuvres dont il sera question plus loin ; nous y connaissons le De oratore et le De legibus^ ; ce volume et celui qui venait de Petracco furent perdus, pendant que Pétrarque habitait Vaucluse. Il les remplaça promptement par ses recherches.
Chacun de ses premiers grands voyages lui faisait rencontrer quelque ouvrage de Cicéron qu'il ne connaissait pas encore : MM quidem uix unquam peregrinatio loiigior suscepta esty ubi non incognitos Ciceronis ne dicam libros, sed inaudita librorum nomina compererim'\ A son passage à Liège, dans le voyage de 1333, il trouva, comme on Ta vu, deux discours nouveaux pour lui, qu'il transcrivit sur place* ; l'un d'eux était certainement le Pro Archia, qu'il fit connaître, en 1351, à ses amis de Florence ': Orationem illam ab exirema olim Geiinania aduectam, dura loca illa tdsendi ardore iuue-
1. C'est celui que son père jeta un instant dans le feu: Duos libros pêne iam incendio adustos eripuit, et Virgilium dextra tenens^ laeva Bheioricam Ciceronis, ulrumque flenti mihi subridens ipse porrexit {Op. 947). Qu'entend P. par Hhetorica Ciceronis? il est assez malaisé de le dire ; il cite comme in Rhetoricis ou in Rhelorica des passages du De inueniione, du traité Ad Ilerennium et môme de VOrator (v. p. 188, 189, 210).
2. Longum est exequi quos [libros] et qualHer et unde quaesierim, praeter unum uolumen elegantissimum, oui par aliud inuenire difficile, paternas inter res inuentum, quod in delitiis pater habuerat, quodque non ideo euasit quia illud mihi executores testamentarii saluum uellent, sed qy^ia circa praedam pretiosioris, ut putabanl, patrimonii occupali ceu uile neglexerant (Op, 948).
3. A prima mihi aetate familiarissimus fuit^Fam. XVIII, 14) Il cite beaucoup de passages du IV* livre des Tusculanes sur l'amour, dans Secr. III (Op. 354 et 358) et Bem. I, 69 ; je les recommande aux commentateurs du Canzoniere.