‹ Pétrarque et l'humanisme (volume 3)Chapitre 185 sur 362 · V. au chap. VII pour Macrobe, et p · texte numérisé non relu

V. au chap. VII pour Macrobe, et p

4. Bem. mem. I, 2 (Op. 397). Cf. Sen. XVI (XV), 1 : De libris quidem Reipublicae iam desperans librum de Consolatione quacsiui anxie nec inueni. Ces mots précèdent le grand passage imprimé p. 201.

Il no se doute pas qu'une partie du livre qu'il désespère de jamais trouver se cache dans un palimpseste, sous le commentaire de S. Augustin aux psaumes, chez des moines du voisinage de Pavie qu'il a peut-être visités, ceux de l'abbaye de Bobbio.

J'arrive à la fameuse question du De gloria que je voudrais étudier à fond, puisqu'il m'est permis d'entrer dans plus de développements que n'ont pu faire mes prédécesseurs. On sait que Pétrarque est considéré comme ayant possédé les deux livres du De gloria de Cicéron et que ce traité passe pour s'être perdu de son temps, par l'incurie d'un vieux maître de grammaire à qui il l'avait prêté- Citons d'abord le document sur lequel se fonde cette tradition*. Interrogé par Luca délia Penna sur l'histoire de ses manuscrits de Cicéron, Pétrarque parle de ceux qu'il avait tenus jadis à Avignon, de la libéralité de Soranzo :

Ab hoc habui et Varronis et Ciceronis aliqua; cuius unum uduraen de communibus fuit, sed inter ipsa communia libri de Oratore ac de Legibus imperfecti, ut fere^ semper inueniuntur, etpraeterea singulares libri duo de Gloria, quibus uisis me ditissimura aestimaui. Longum est exequi quos et qualiter et unde quaesierim [Ciceronis libros], praeter unum uolumen elegantissimum... paternes inter res inuentum... In his omnibus noui nihil, ut dixi, praeter illos de Gloria Hbros duos et aliquot orationes aut epistolas. Sed ego, ne forlunae frustra obniterer, ut uiator sitiens inopi riuulo, quibus poteram communibus me solabar... Fuit mihi pêne ab infantia magister, qui me primas lilteras doceret... Hune talem homunculum pater meus dum uixit liberaliter satis adiuuit ; inuaserat enim eum pauperies ac senectus, comités importunae ac difficiles. Post obitum patris omnem in me spem posuerat ; ego autem impar licet, me illi tamen et fideet obsequioobligatum sentiens, aderam omni ope qua poteram, ut déficiente pecuniae, quod crebrum erat, egestatem suam apud amicos nunc fideiussione, nunc precibus, apud faeneratorem uero pignoribus subleuarem '. Milies in hune usiim libros et res alias asportauit et retulit, donec fidem expulit paupertas. Grauiore siquidem pressus inopia, duo illa Ciceronis uolumina, unum patris, alterum amici, librosque alios me tradente abstu-

1. Sen. XVI (XV), 1. Je corrige le texte d'Op. 9i8-949, à Taide du Par. 8571. On trouvera la trad. française de la lettre entière par V. Develay, meilleure que celle de Fracassetti, dans le Bulletin du Bibliophile, année 1879, p. 9.

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