‹ Pétrarque et l'humanisme (volume 3)Chapitre 19 sur 362 · Scn. XV (XIV · texte numérisé non relu

Scn. XV (XIV

2. Détails encore emprunté^ à Sen. XVI, 1, ainsi que l'anecdote de Liège. — Allusion aux livres de Montrîeu, Deot. rel. II ; Op. 321.

3. Le témoignage de Boccace est rapporté dans le Commentum super Dantem Allegherii de Benvenuto da Imola, éd. Lacaita, Florence, 1887, t. V, p. noi. la phrase qui termine le morceau sur kî Mont-Cassin {Nunc, uir studiose, frange tihi capul pro faciendo libres) semble mspirée d'un mouvement semblable chez P. : I mine, Maro^ uigila.,. dans Sen. V, 2 (3) : ()p. 796.

habitudes de Pétrarque. Il est à peine arrivé de quelques jours, il a à peine payé son tribut d'émotion à la ville de ses rêves, qu'on le trouve en quête de livres. Le 6 mars, il a déjà fait une acquisition ; le 16, il en fait une autre, et consigne soigneusement les dates sur les gardes des volumes \ Ce sont dès œuvres de piété, qu'il n'est pas alors dans l'intention de lire beaucoup ; mais la beauté des exemplaires l'a tenté et, en présence d'achats de ce genre, comment ne pas penser qu'il y ait joint, s'il l'a pu, maint ouvrage profane? Ce sont de lourds bagages pour le retour ; la route est longue, et un tel ballot embarrasse fort un voyageur, soit pour aller à cheval, soit pour traverser en bateau la mer Tyrrhénienne. Mais le jeune bibliophile accepte volontiers ces ennuis, trop fier d'avoir pu inscrire sur des livres cette mention : Romae emptus. Peut-être, d'ailleurs, compte-t-il sur ses hôtes, les Colonna, en relations fréquentes avec Avignon, pour ^n faciliter le transport ^

La principale raison de l'installation de Pétrarque à Vaucluse fut son désir de travailler en paix, loin des distractions de la ville et des importuns, et d'entreprendre avec ses livres ces longues causeries dont il a si aimablement parlé. Il aimait passionnément la solitude, à la condition d'y trouver toujours à ses côtés, selon le mot d'un poète qui l'a beaucoup imité, Ronsard,

Ces bons hostes muets qui ne faschent jamais^. Aussi est-il rare que les nombreuses descriptions de Vau-

1. Par, 1617, Par. 1994. Le 13 février, il était encore à Capranica, chez les Colonna. (Appel, Zur Entwickelung ilal, Dicht. P., Halle, 1891, p. 189.)

2. En 1341, deuxième voyage de P. à Rome, pour le couronnement au Capitole, précédé d'un séjour à Naples, auprès du roi Robert dont Timportante bibliothèque dut être utilisée par le poète. Sur le bibliothécaire, Paolo Perugino, cf. Hortis, Studj sulle op. lat. del Boccaccio, Trieste, 1879, p. 494 sqq.

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