C'est Fam. I, 2 (3 dans les mss
3. Op. 948. La suite de ce texte est p. 216. Les mots qu'on trouve ici dans les éditions (Liber Ciceronis de glorid) sont une intrusion de sommaire marginal, provenant d'une erreur de copiste ou de typographe.
'i. Il y a deux genres d'écriture dans les annotations ; l'une grosse et lourde, qui est celle des fragments topographiques sur le Latium ; l'autre, beaucoup plus fine. Les signes marginaux sont sans élégance et d'un dessin assez compliqué.
Je crois pouvoir prouver plus sûrement le passage du volume en des mains plus illustres, en déchififrant une mention mutilée, en forme d'ex-libris, placée tout en haut du feuillet a' et à demi détruite par les vers et la rognure. On y voit encore assez distinctement : di (?) mes. GiaiiV
chardinale d lona, nom qu'il faut lire messer Giovamii
chardinale de Colonna, Le célèbre cardinal protecteur de Pétrarque, qui doit plus de renommée aux lettres nombreuses du poète qu'à son rôle pourtant considérable dans la politique romaine, a donc, à un moment quelconque, possédé le Tite- Live. C'est à lui vraisemblablement que s'adressent les mots cités plus haut, Reuerende domine^ etc. Les annotations si précises sur les environs de Rome s'expliqueraient très bien aussi, si on voulait les lui attribuer. Toutefois, il n'est pas sûr que nous ayons affaire à un ex-libris de Giovanni Colonna, ef ce peut être aussi bien une mention de don ou de simple lecture*; l'écriture, en tous cas, n'est point celle des annotations. D'autre part, il est naturel de penser que Soranzo, dont l'origine est inconnue et qui appartenait au cercle où Pétrarque était familier, tenait à la maison Colonna par quelques liens d'amitié ou de service ^
Le personnage mystérieux qu'on peut assez raisonnablement croire Soranzo a entouré le premier livre de Tite-Live d'un véritable commentaire perpétuel, à la fois littéraire, moral et historique. L'œuvre est extrêmemont médiocre, bien que certains renseignements puissent provenir, si mon hypothèse est exacte, de ceux que le jeune Pétrarque fournissait à son ami. Ce commentaire n'a pas été poursuivi ; mais le reste du manuscrit, y compris Dictys et Florus, contient assez de notes
1. Le signe d'abréviation au-dessus de ce mot semble avoir disparu dans la rognure.
2. Comme le nom, du xiv« siècle aussi, qui se lit sur la même page: GuiUe/miis de C ha ers de Caturco (de Caliors).
3. La lettre Fam. XXI V,t, où P. fait de son caractère un si grand éloge, me semble bien indiquer qu'il soutenait dans la Curie le parti italien, le parti du retour à Rome. Rappelons en passant que le nom de Soranzo reste assez douteux. Le Par. 8568, f. 5, porte en rubrique de la seule lettre do P. qui lui soit adressée {Fam I, 2) : Venerando seni Baymondo Siiperaifo iiûo [sic] consuUo (à l'index du ms.: Superano; au î. 277' : Superanum); le Par. 8571 des Senties offre aussi, au f. 177', la leçon Baymundtim Superanum.