V. 185, pour arx et caput
il s'écrie une fois, croyant y être arrivé : Notabilia uerba breui et liicido latino conscripta et perpetuo meniorie cornmendanda\
Le reste de l'annotation, tout en indiquant chez Fauteur Tadmiration de Tancienne Rome restée au cœur de tous les légistes, ne s'élève jamais bien haut, ni comme sentiment, ni comme expression. Il s'attache surtout aux lieux communs de morale» à la façon de maint lecteur du moyen âge'. Ses observations historiques sont d'une science bien plus incomplète que celle de Pétrarque. En dehors du commentaire du premier livre, travail spécial et pour lequel il est plus que probable qu'il s'est fait aider', il n'établit presque jamais
1. Il s'agit de la péroraison du discours de Caton contre le luxe des femmes (f. 296, XXXIV, 4).
2. Tirons un exemple de glose morale du f. 279, où Tite-Live raconte la décision prise par le Sénat envers les créanciers de l'État et l'origine du Trienthis ager (XXXI, 13) ; Nota. Cum est conflictus inter equm et utile ^ média est eligenda uia^ quod Senatus Romanus faciens nos docet esse facturos. Plus intéressantes peut-être sont les allusions modernes que voici :
F. 52', il fait honneur à Servius Tullius d'avoir institué la noblesse : Antc hoc enim omnes equalis nobilitntis se reputahant^sicvt adhuc est in nalionibus barbaris, scilicet GaUensibus et Uybernicis. — F. 97, sur Anagni : Hemicorum populus loca illa ubi nunc est Anania et uicina antiquitus habitabat, Hinc est quod in uexillo Communis Ananie scriplwn est: Hernica saxa colunt, quos dities Anania pascit [Aen. VII, 684]. — F. 164, ruse de Papirius pour effrayer les Samnites ; les mulets soulèvent une grande poussière afin de simuler à distance un renfort de cavalerie (X, 40) : Nota hic bonam cautelmn ad terrendos hostes, qua usus fuit cornes Guido de Monte feretro contra Bononienses. — F. 172', sur le guet-apens de Mutina '(XXI, 25): Nota rnagnam falsitatem et perditionem istorum Gallorum Cisalpinorum qui hodie Lombardi uocantur,
3. On y voit paraître, dès les premiers feuillets, Virgile, Ovide, Justin, Solin, Eutrope, S. Augustin, Isidore de Séville, et plus loin Valère-Maxime, Macrobe, Claudien. Une note du f. 55 peut être citée, le sujet de Lucrèce ayant été tant de fois traité depuis par les humanistes : Nota quod metu dedecoris seu infamie Lucretia uicta est. Ex quo apparel quod uevitm est quod insinuât Augustinus primo libro de Ciuitate Dei^ decimo nono capiiuto, uidelicet quod hec Lucretia potius se inter fccit auiditate taudis quam zelo castitatis ; maluit enim inuite uiolari quam inuiulata diffamari. Hanc Lucretiam ducem Romane pudicitic uocat Valerius libro vj° c. de pudicitia.