F. 42' (Camm. 13, p. 97, 1): De orige Plinius
prochements moraux assez inattendus*; un seul renvoi constitue un renseignement vraiment utile, sur un Ptolémée nommé dans le texte (f. 71, Car. 6): De hoc recuire luslinum Florumque^.
Les allusions de Pétrarque à son temps doivent être relevées. La première ne peut se rapporter qu'au célèbre chef de la famille Colonna, à ce Stefano l'ancien, dont il a parlé avec tant de respect:
Ant, phil, 29: Fat/Ulina mortùa,,. tllecon- f. 15': Hoc et Stephanus
cubinam iidi adciuit.., ne tôt liberis magnus fecit^.
superduceret nouer cam.
Comm, 9 iSimulauit se in Afrxcam iturum, f. 21 : Hoc reges aligui
ut sumptum itinerarium exigeret. Et nostra aetate fecerunt,
exegit eumque in conuiuia et aleam
conuertit, Heliog, i9: Nec erat eiulla uita.nisi eX' f. 25: quoi ego taies
quirere uoluptates. nouif
Pesc, 10: lussit uinum in expeditione ne- f* 33': Audi^ superbe et
minem biberCj sed aceto uniuersos esse uoluptuose miles nostri
contentos, etc. temporis,
Maxim. 11 : 06 hoc maxime orientalia se- f. 62': Nota pro eo quod
cum trahebat auxilia, quod nulli magis nunc per Italiam uide-
contra Germanos quam expediti sagitta- mus,
riiualent.
Maxim, 20: [Maximinus] intellexilSenatus f. 6k: Odia perpétua, qua-
odia esse perpétua. lia Venetorum hodie,
Aurel. 40: Factum est ita ut per sex men- f. 97: Nostro seculo diu-
ses imperatorem or bis non habuerit. tius uacat.
Proc. 13: Ipsis prodentibus Francis, qui- f. 107': Legite hic, Fran-
bus familiare est ridendo finem frange- ci.
Le moraliste lit toujours en même temps que l'historien et cherche dans les récits, à côté du fait, la leçon qu'ils con-
1. P. 6 (Hadr, 11, p. 11, 20) : Illiui Thelemaci dictum in Odissea secutus), F. 63 (Sev, 21, p. 134, 25): Adde hic illud Homericum : pauci certe filii similes patri sunt. plures peioresj pauci aulem pâtre meliores (cf. p. 259, n. 3).
2. Ex. de remarques géographiques : Nota de Histro contra uulga^ tam opinionem (f. 78').
3. L'identification est justifiée par Bem. I, 76. Ne pourrait-on essayer de proposer le nom de Stefano Colonna, à la place de celui de Scipion, pour le personnage illustre désigné par allusion, dans la Canzone Queir anticoy comme tombé « in vil amore d'ancille » (str. 7, v. 6)?
SES SENTIMENTS POUR l'eMPIRE. 261
tiennent. Sur le double adultère de Pertinax et de sa femme {Pert. 13), il observe, f. 25: Mutua fidei fractio. Que in multis habet locum\ Sans entrer dans le détail, voici quelques extraits qui donneront l'idée de cette partie de Tannotation : Legite hic, reges et principes (f. 9), Legite hic et erubescite, rapaces et auari reges (f. 13'), Audite, monitorum impatientes (f. 14), Contra principes qui reguntur et no7i regunt (f. 19), Pessimum signum in iuuene (f. 19'), Legite hic uos, o patentes et clari uiri, qui usque adeo progeniem optatis (f. 31 '), Non est mirum si multi seruiunt uxoribus (f. 35'), Legite miseri qui idem existimatis (f. 38'), Nota de his qui apud principes plurimum possunt, omnium cum dolore (f. 40), Audite, principes litterarum hostes (f. 57'), etc.
Les passages relatifs à la constitution et à la destinée de l'Empire romain sont mis en lumière par des notes et des signes*. Cette préoccupation de Pétrarque est, d'ailleurs, constante en toutes ses lectures historiques,, qu'il rattache ainsi à ses idées politiques sur son propre temps. Déjà, en 1342, il marquait sur sa Cité de Dieu sa tristesse de constater le rôle abaissé de l'Empire en Italie, eisi non nomine mutatum^. Dans V Histoire Auguste, plus il vénère les bons empereurs et recueille avidement leurs paroles*, plus il montre d'horreur pour les monstres qu'il rencontre parmi eux; une émotion tantôt irritée, tantôt consolante, s'empare de lui dans toute son étude et se fixe aux marges du livre*. Son imagination le fait