LA NUMISMATIQUE
c'est une véritable description de la statue équestre du « Regisole »*, que Pétrarque adresse à Boccace dans une énumération des curiosités anciennes et modernes de Pavie : Vidisses praeterea exhis unam^ in quibustumultus et ego uelnimius sum, aeneam scilicet atque inauratam statuam equestrem, fori mediOy quasi ciirsu concito cliui summa carpentem, tuis olim ut fama est ereptam Rauennatibus, quam eius artis picturaeque doctissimi nulli asserunt secundam '. Peut-on trouver une preuve plus formelle du goût de Pétrarque, et en même temps de celui de son ami, pour les grandes œuvres de l'art antique ?
La numismatique est une forme plus connue de ses essais archéologiques: Saepe, raconte-t-il, mé uineae fossor Romae adiit gemmam antiqui tempori$ aut aureum argenteumque nummum manu tenens, nonnunquam rigido dente ligonis attritum, siue ut emerem^ siue ut insculptos eorum uultus agnoscerem^. Il s'était formé ainsi une petite collection de médailles antiques*. Les essais de renouvellement de cet art, à l'imitation des anciens, qui furent faits à Padoue en Thonneur des Carrare, se rattachent certainement à son influence '. Lui-même semble s'être intéressé à cet ordre de monuments à un point de vue de recherche iconographique ; il invoque, en effet, à propos du visage de Vespasien, en même
1. Ce bronze célèbre, qui représentait Marc-Aurèle, a été détruit pendant la Révolution (Mûntz, Hisl. de l'art pend, la Benaiss.ji, I, p. 188).