‹ Pétrarque et l'humanisme (volume 3)Chapitre 266 sur 362 · Rem. I, 57. Cf. liem I, 7, et Op · texte numérisé non relu

Rem. I, 57. Cf. liem I, 7, et Op

faut d'une citation directe, qui eût été difficile à prendre, il est vrai, dans l'ouvrage tout technique de Caton, le lecteur jugera si ce passage peut indiquer que notre poète Tavait au moins rencontré \

Pétrarque avait trouvé dans les auteurs anciens, et notamment chez ceux qui lui inspiraient le plus de confiance, Cicéron et S. Augustin, une telle estime de Varron, qu'il s'était habitué à le considérer comme un des plus grands esprits de l'antiquité, un des écrivains dont la perte était le plus regrettable et dont il fallait recueillir et répandre les fragments. De là les citations assez nombreuses qui sont dans ses ouvrages et qu'il tire, généralement sans l'indiquer, de sources identiques à celles qui nous servent encore aujourd'hui à reconstituer par la pensée la grande œuvre perdue. La plupart des auteurs, en effet, qui nous ont conservé des fragments de Varron lui sont déjà connus*. Faute de pouvoir le louer en connaissance de cause, il se dédommage en le nommant sans cesse et dans la plus honorable compagnie', en mettant en lumière lejugementdeLactance sur sa science*, en le déclarant à son tour studiosissimiis atqiie doctissimiis Latinorum ', enfin en lui adressant une de ses lettres aux grands hommes. Cette lettre, bien que sans précision, respire un singulier enthousiasme : Ut le amem ac uenerer, tuum me clarissimum nomen cogit ; stint quidem quos licet extincios superstitibus tamen benefictis ac vieritis amamus,,. Tu nihil aiit modicum prodes, non tua quidem, sedomnia corrumpentis aeui culpa.,. Magna est laus non ingenii modo, sed propositi in actu perpetuo corpus simul atque animum habere, et posse et uelle non aetati suae tantum, sed omnibus

1. Je n'ai reconnu aucune allusion de P. aux Dictamina moraux répandus au moyen âge sous le nom de Caton.

2. Cicéron, Servius, Aulu-Gelle, Macrobe, Censorinus, Solin, Priscien, Lactance, S. Jérôme, S. Augustin, tardivement Nonius (p. 299). Isidore doit y être joint, bien qu'il ne cite lui-même Varron que de seconde main (Kettner, Varron. Studien^ Halle, 1865).

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