‹ Pétrarque et l'humanisme (volume 3)Chapitre 274 sur 362 · Contra med. III {Op · texte numérisé non relu

Contra med. III {Op

8. Fam. IV, 16. Sur l'usage du recueil tragique de Sénèque fait par Boccace, v. la scène de Yllippolyte et celle de la Fiammetta rapprochées par Crescini, Contrilmto^ p. 160.

LES TRAGÉDIES DE SÉnÈQUE. 311

scripti grauitate uincerey ut ait Naso ? Hanc tu qtiani mordaciter, quam uenenosc, quam acriter in illwn scripspris notum est, ... nisi il/a forsan opinio liera est quae tragoediarum non te illariim, sed tui nominis alterum nuit auctorem \ Nam et duos Senecas Cordubam habuisse Hispani etiam testes sunty et Octauiae [id enim tragoediae illi est nomen) ^ locus aliquis hanc suspicio7iem recipit^; quam si sequimur, qiiod ad rem attinety expers tu culpae Indus y quodadstilum, nihil ille te inferior, quisquis est, aeuo licet secimdus ac 7iomi?ie. Ita quantum morum demitur infamiae, tantundem ingenii famae detrahi oportet, Alioquin excusatio, nisi fallor, famosi carminis nulla est\ On sait que le doute de Pétrarque a été vérifié par la critique en ce qui regarde VOctauia. Coluccio Salutati reprit la question dès 1371, dans une dissertation épistolaire qui eut au xiv® siècle une grande diffusion ; il s'y prononça non seulement contre Tauthenticité de la praetexta, mais contre celle do tout le recueil^; c'est lui qui fit prévaloir la distinction longtemps adoptée entre « Sénèque le tragique » et « Sénèque le nhilosophe® ».

Le petit ouvrage attribué à Sénèque sous le titre De remediis fortuitoruniy et souvent édité', a inspiré Pétrarque pour son traité De remediis utriusque fortunae, dans la préface duquel il le mentionne ainsi : Ceterum Seneca ipse Fortunae partem illam, quae sibi difficilior uisa erat et est haud duhie prima fronterigidiory breui admodum perstrinrerat, Is libellus passim in manibus uulgi est ; cui ego nil addere, 7iil detra-

1. C'est l'opinion que soutenait Boccace (Hortis, Sludj\ p. 404).

2. Les éditions, y compris Fracas>etti, donnent ici un texte incompréhensible, corrigé par Hortis d'après le Laiir, XXVI sin. 10. Le Par. 8568, f. 262', apporte d'autres corrections.

3. Sans doute le récit de la mort de Néron (Oct. 605-657), qui est l'argument le plus sérieux contre l'attribution à Sénèque.

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