Les explicitincipit sont dans tout le ms
2. Hortis, Studjy p. 542-575. Le texte de Paris y est accompagné des variantes de deux mss. de Florence : pour Vlliade, un Magliabecch.j qui paraît être le ms. de la Badia dont Baldelli a cité 22 vers (Vi/a del Boccacci, p. 264); pour VOdyssée, le Laur. XXXIV, 45. — • Hortis (p. 568) et Voigt (II, p. 112) rappellent les auteurs qui ont publié des fragments de ces traductions. A son tour, Emile Legrand a inséré dans sa précieuse Bibliographie Hellénique (Paris, 1885, t. II, p. 417) le début de notre Odyssée comme appartenant à une traduction de Manuel Chrysoloras. Il a été induit en erreur par les conclusions de H. F. Haase (Breslau, 1862) et de J. Rieckher (Heilbronn, 1864), trompés de leur côté par une mauvaise tradition manuscrite dont Hodius avait déjà fait justice (De Graecis illustr,^ Londres, 1742, p. 10). I/exact Sabbadini lui-même parle encore d'une traduction due à l'illustre professeur grec, que Pier Paolo Vergerio aurait étudiée en
l'œuvre de pilate. 353
platitude, et on devine que si l'auteur a adopté le système de traduction ad uerhum, que déconseillait Pétrarque, c'est qu'il était trop ignorant pour en suivre un autre*. Mais il ne faut pas oublier que cette œuvre informe a été, faute de mieux, une révélation précieuse pour les vieux maîtres de la Renaissance, et que c'est dans ce terne miroir que sont apparues, pour la première fois, aux humanistes les grandes lignes de l'épopée homérique.
Il semblerait cependant, à parcourir les marges annotées par Pétrarque, qu'il ait existé, dans le même temps, une autre traduction de V Iliade, En un très grand nombre de passages, il cite, avec l'indication alias, des mots, des vers entiers ou des séries de vers qui appartiennent à un travail assez difiFérent*. En voici trois exemples empruntés au diseours de Nestor du chant II (f. 15-157 :
[Texte] Sic enim uerbis litigemus, neque fundum
1400 dans un ms. prêté par Palla Strozzi (jGiom, stor,, t. V, p. 149). Insistons donc sur cette rectification : Chrysoloras n'a jamais traduit VOdyssée.
1. Qu'on veuille bien rapprocher le grec(//. III, 181-190: ''ûççito...) de la traduction suivante (f. 27) :
[181] Sic fa ta, Nunc autem senex laudamt, uocauit :
béate Atride, multarum generationum diues et prosper^
Vere iam multi omati fuerunt iuuenes Grecorum,
lam et Frigiam uenerunt uineosam, [185] Quando uidi multos Frigios uiros uarios.
Populos Othrios et Migdonos deo similis,
Qui iam tum exercitus erat pênes litus.
Etenim ego bellicosus existens cum istis electus fui
Die talif quando uenerunt Amazones uiceuiri, [190] Sed ne isli tôt erant quot attentiùos oculos habentes Achiui,
Voici maintenant, à titre de spécimen, les notes originales de P. ajoutées à ce misérable latin :
181 [laudauif] AV. admiratus est clamauitque. Glosa uerbi huius: obstupuit, gauisus est, exultauity miratus est, iratus inuidit, mutatus est. Et hanc uim uocabuli huius esse in greco Léo aiebat, — 185 [uarios] Vel ornatos. — 186 ylT. Otrii et Migdonii, — 187 [bellicosus] bello habilis per etatem. — 190 [la copie avait Achiuos ; on a remplacé au moyen d'un grattage os par i] quos nunc uideo,