‹ Pétrarque et l'humanisme (volume 3)Chapitre 331 sur 362 · Fam, XVII · texte numérisé non relu

Fam, XVII

3. Rem. I, 57 : Utgue interdum teneros ramos pubescentibus gemmis inserere^ luxuriantia folia curua falce compescere^ lasciuos palmites prolis in spem scrobibus cauis infodere, sittentibus pratis querulos riuos prono calle diuertere illos sinam.., (Cf. le cbap. 58, De «tVidariis).

P. DE NoLHAC. — Pétrarque, 25

386 EXCURSUS II.

Horlulos meos hîs minibus consitos^. Ce n'est point là une formule toute faite ; les formules de ce genre sont bien plus rares chez lui qu'on ne le croit, et les mots dont il se sert ici sont rigoureusement exacts. Un document tiré d'un de ses manuscrits' va nous le montrer étudiant les principes de Tart de la culture, dirigeant lui-même ses plantations et tentant des expériences.

C'est une sorte de journal de jardinage placé à la (in du volume, sur les gardes. On n y trouve rien sur le jardin de Vaucluse, celui dont Pétrarque disait qu'on ne rencontrerait point le pareil au monde et dont il priait ses amis d'Avignon de surveiller les cultures en son absence^. Le premier document, daté de 1348, nous transporte seulement dans la propriété de Parme, que le poète vient d'acheter et où il doit faire de fréquents séjours, les années suivantes, à cause de ses fonctions de chanoine. C'est de ce jardin qu'il envoyait au seigneur de la'ville, Luchino Visconti, quelques plants que celui-ci lui avait demandés avec des vers*. Outre le jardin, Pétrarque avait un verger, comme le montre l'épître Ad arbores suaSy et le complément naturel de ce verger, suivant la mode italienne, était une vigne suspendue aux arbres fruitiers. C'est précisément comme viticulteur que le poète nous apparaît tout d'abord.

Il a fait couper des ceps de vigne, le 26 novembre, en a planté une partie immédiatement, et a enfoui le reste en le recouvrant complètement de terre. C'est tout à fait contraire aux habitudes du

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