Fam. XI
2. Décrit p. 294 sqq. (remarquer les sujets agricoles des miniatures).
3. Fam, XVII, 5: Ulerè arbustis et quitus antiqua suis manibus Bacchus et Minerua plantarunt, noua uero meis ipse manibus^ non tantum nepotibus umbram factura^ sed nobis [cf. Virgile, Ed. IX, 50 ; La Fontaine, XI, 8, 21]. Utereparua domq et agresti lectulo, qui^ ubi te gremio exceperit, mei praesentiam non requiret. . . La description du jardin de Vaucluse est surtout précise dans les jolies épîtres où P. décrit sa guerre contre les Nymphes de la Sorgue, pour la défense de son terrain sans cesse menacé par les eaux (Epist. III, 1 et 4). Lire aussi, entre autres morceaux, Epist, I, 8 (jOp. II, p. 84):
Contigit exstinctum qui suscitât hortulus ignem^ Dutùia praeteritae renouans uestigia uitae. . .
4. Fam. VII, 15: Dura hortulanus herbis et arboribuSy ego uerbis et carminibus incumbam, inuitante rini murmure^ qui querulus fugit et dextra laeuaque prominentem pomiferam siluam secat,. , La pièce de vers qui accompagnait l'envoi serait, d'après Baldelli {Del P., p. 260), Tépître du livre III, Situa precor generosa; ce pourrait être aussi celle du livre II, Argolicas si fama uolans. Pour des emprunts au jardin de Luchino, v. la note du 25 juin 1349.
FETHARQUR JARDimSK. 387
pays et Pétrarque, malgré le conseil d'un Crémonais fort compétent, a fait cet essai sans grande confiance. Il ne se dissimule pas d'ailleurs que tout s'est réuni pour lui nuire, la saison d'automne trop avancée, le vent du nord, qui ne vaut rien pour remuer la terre, enHn Tétat de la lune. En tout il a manqué aux préceptes des Géorgiques, ce qui l'inquiète. Le printemps arrive cependant, et une partie de ces plantations donne un résultat moins mauvais qu'on ne le craignait. Pétrarque le note aussitôt à la suite de son récit*. Mais il était heureux déjà de faire un essai en dehors de l'enseignement consacré : Placet experiri. Il y a en ces simples mots, qu'il répète souvent ici, le germe de toute une méthode nouvelle de recherches dans les sciences de la nature *.
Les renseignements qui suivent sont relatifs à un pommier et à un pêcher, qu'on transplante et qui périssent dans le nouveau terrain, à des plants d'hysope et de romarin, qui réussissent, à des vignes d'outre-mer (?), qu'on greffe sur les anciens ceps et qu'on fait grimper aux pommiers, aux poiriers, aux pruniers. En juin, Pétrarque s'occupe à faire disparaître une saulaie qui tenait le milieu du jardin et à la remplacer par une prairie ; on transporte les saules ailleurs et, quelques jours après, on sème du foin dans la terre « cuite par les soleils d'été ». Notre agriculteur mentionne l'état du ciel et de la lune, la température, le moment de la journée, tout ce qui a pu accompagner le semis ou la transplantation. On voit qu'il attache une grande importance à ces détails et que sa science, en partie puisée dans les agronomes latins, est assez étendue. Il écrit à Guido Sette : Signabo auiem diem tibi serendis arboribus idoneam, noneum qaem fartasse alibi pro diuersitate ierrarum agricolae obseruant^. Nous apprenons également par ces notes qu'il y a deux jardins, ou plutôt que le jardin est divisé en deux parties [or lus uUerior, ortus citer ior)^ et qu'il y a un carré plus soigné que le reste [orlulus cultiory. Le 24 mai 1350, on constate l'achat récent d'un nouveau jardin *.
1. Telle est du reste son habitude pour chacun de ses essais; dans le texte qu'on va lire, ces notes ajoutées après coup sont distinguées par un | .
2. Cf. F. Marconi, LWgraria nelle letterCf Gênes, 1889, p. 30, et K. Burdach, dans Centralhlatt fàr Bibliotheksw,, t. VIII, p. 448 (sur Angeio^de Florence, créateur d'un jardin botanique à Prague).