‹ Pétrarque et l'humanisme (volume 3)Chapitre 352 sur 362 · V. la liste dans Gaspary, trad. cit., t. I, p · texte numérisé non relu

V. la liste dans Gaspary, trad. cit., t. I, p

2. Appel, ZurEntwickelung..,, p. 129 (Cf. Bevuecril,, 1891, II, p. 307). P. 4, on voit que la même note a passé sous les yeux de Beccadelli.

3. Tel est le texte du vers dans U.-A. Canello, La vita e le opère del trov, Arnaut Daniel^ Halle, 1883, p. 114 (XIV, v. 40). La copie du brouillon de P., qu'a retrouvée Appel, a été ici visiblement défigurée par un copiste ignorant du provençal.

4. Le sens du vers est celui-ci : « En aimant et en suppliant, on adoucit un cœur rebelle. »

5. Tr, d'am. IV, v. 40-57. P. s'y montre au courant de la biographie des plus illustres troubadours, Raimbaut de Vaqueiras, Pierre d'Auvergne, Folquet de Marseille, Jaufré Rudel, Guilhem de Cabestaing, etc.

Aucun indice ne permet dé croire qu*il ait possédé dans sa bibliothèque un recueil quelconque de la littérature des Provençaux *. Il ne fait à leur poésie aucune allusion hors des Trionfi ; il est probable pourtant qu*il les comprenait dans sa pensée parmi ces poètes de langue vulgaire dont le public gâtait, disait-il, les vers en les récitant*. On peut même supposer qu'il les a plus d une fois fait entendre, dans ces auditoires de femmes décrits par un de de ses amis et qu'il savait tenir sous le charme de ses vers et de sa parole : Et ego ipse Stapeum ^ rogaai dicere aliquid inter egregisLS dominas existentem, e cuius ore loquendo tanta suauilas procedebaty quod in mensis se a in cena derelinquebat omnes attentos ad ipsam solam facandiam / aliquando iocose recitabai inter dominas rythma aulgaria, quae mirabiliter erant auditu et per ipsum composita *.

Il y a dans VApologia contra Gallum un passage visant deux célèbres poètes du moyen âge, Alain de Lille, dont VAnticlaudianus avait été une des sources de Jean de Meun, et le Normand Jean de Hauleville, auteur d'un poème allégorique en neuf livres, dont le succès fut assez durable pour motiver une édition parisienne de Badius en 1517. Il ne s'agit ici que de poètes latins ; mais on peut, semble-il, élargir la portée de cette appréciation et y voir, un peu accentué par la polémique, le jugement que Pétrarque devait appliquer à l'ensemble de la littérature admirée et cultivée en France : Quid sibi igitur uult Gallas^? An non uidet quid alienigenae qaoque de se ipsis et de

1. Sur la fausse tradition relative au chansonnier provençal Par. fr, 12473 (ancien Vu/. 3204), où le xvi« siècle voyait des annotations de P., cf. La biblioth. de F, Orsini, p. 314.

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