‹ Pétrarque et l'humanisme (volume 3)Chapitre 69 sur 362 · cf., chap. ni · texte numérisé non relu

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6. Les \at. 3358 et 3359 ont été remis en lumière avec leur valeur d*autographe en même temps que le 3195 {Revue crit. 1886, I, p. 469 ; description des deux vol. dans La bibl. de F. Orsini, p. 285-290, avec fac-similé du second ; f.-s. du premier dans mes Fac-sim,, pi. III). Après les listes de mss. données par Tommasini, tout le monde connaissait la souscription du Vat, 3359, mais on en niait l'autographie (Baldelli, Del P., Florence, 1797, p. 225); Narducci l'avait décrit sans porter aucun jugement et avait omis le 3358 (Catal. dei cod. petrarch, délie bibl, Barberina,.. e Valicana, Rome, 1874, p. 63).

d'une abondante série de manuscrits copiés ou annotés par le poète. C'était bien autre chose que les attributions de Vettori, transmises à la Laurentienne avec les volumes ; le catalogue des grands-ducs rapprochait des faux autographes admis par ce dernier une nombreuse série de manuscrits, tous de Cicéron * ; considérant les premières données comme acquises, on y appuyait une foule de conclusions et de suppositions. On les voit reparaître encore plus ou moins complètement dans des livres récents, bien que l'érudition allemande ait détruit depuis une douzaine d'années la tradition paléographique relative aux Lettres de Cicéron *, et par suite tout l'échafaudage d'hypothèses construit par Bandini. Je n'ai pas l'intention de répéter des observations déjà faites ; je note seulement qu'après un examen minutieux de tous les volumes pour lesquels le nom de Pétrarque a été prononcé à Florence et à Venise, il n'en est qu'un seul qui m'ait semblé d'authentique provenance, V Horace de la Laurentienne. La Marcienne contient bien un manuscrit venant de Pétrarque, choix de lettres dont il a surveillé et revu la transcription ; mais ce recueil est étranger à la trouvaille de 1634 et n'a été reconnu qu'en 1889\

1. Bandini, Cat. cod. lat. hibl. Mediceae-Laur., Florence, 1774 sqq., t. II, p. 443 sqq., 464, 474 sqq., 504, 514, 515; 522; t. III, p. 91-97. — Mehus croyait, d'autre part, à l'autographie du Magliab, plut. /, 1. 28 (lettres de P.). On connaît enfin les idées de Fr. Palermo sur les fragments de Dante du Palat. 180, soutenues par lui en plusieurs travaux, notamment dans / manoscr, Palat. di Firenze, t. II (Florence, 1860) et t. III ; son opinion rela^tive à l'autographie de P. est complètement rejetée, et Gentile la condamne avec Bartoli dans / cod. Palat. délia Bibl. Naz. centrale de Fir.<, 1. 1, Rome, 1889, p. 85. Je regrette de n'avoir pas eu le loisir de me faire une opinion personnelle sur la question.

2. Viertel, Die Wiederauffindung von Ciceros Briefen von P., Kônigsberg, 1879; Voigt, Die handschriftliche Ueberlieferung von Ciceros Br., dans les Berichte de l'Académie de Saxe, Leipzig, 1879; Riihl, dans Bhein. Muséum^ 1881 (nouvelles observations sur l'écriture de P.); surtout O.-E. Schmidt, Die handschr. Ueberlief. der Briefe Ciceros an Atticxis... in Italien^ dans les Abhandlungen de l'Acad. de Saxe, classe phil.-hist., t. X, Leipzig, 1887 (avec pi.). Fac-similés des Laur. XLIX, 18 (ad Alt.) et XLIX, 7 (Fam.), dans Châtelain, Paléogr. des classiques latins^ 3" livr., Paris, 1885.

3. Cf. p. 83, n. 1, et ma note sur Un ms, original de lettres de P., dans Giorn-. slor. délia letter. ilal., t. XVIII. 1891.

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