V. pour VAfrica^ le travail d'annotation de Corradini
3. Cf. les développements de Koerting, p. 483 sqq., sur le résultat déplorable (beklagenswerth) de Tinitiative de P. Doit-on s*y associer? Le tort de Tépopée de la Renaissance ne fut pas d'imiter Virgile (elle ne pouvait guère faire qu'imiter et n'eût rien gagné, par exemple, à suivre de préférence Homère) ; ce fut plutôt de persister si longtemps à se servir du latin, dont l'usage la condamnait à cette imitation. (Cf. aussi Borinski, Dns Epos der Renaiss., dsius Vierieljahrsschrift fur Kultur und LU, der Renatss., t. I, 1886, p. 194 sqq.)
4. Marc, lat, cl. XIV, 223, f. 58. Lettre à Fra Gulielmo di Ci'emona. ^ 5. Je signale en passant, au f. 58', une autre anecdote relative à la
supériorité des anciens en matière de sculpture et au séjour à Rome d'un célèbre sculpteur italien. Toute cette lettre, analysée en six lignes insuffisantes par Morelli, mériterait d'être publiée ; c'est une pièce, notable par sa date, de l'éternelle querelle des anciens et des modernes,
eadem legas iterum iterumque relegas, plus placebunt, quod magistri operis et auc torts indicium est. At si, sepositis illis, ad legendum aliquid ex maiorum ueterum monimentis acceseris, senties haudubie, si animum iiitenderis, quam altius sonum mittant. Quod ego cumaliquando facerem,recordatus sum uerbi quod semel ex ore uiri illius adhuc uiuentis audieram. Cumenitn Bucolicumcarmen, quodipse dictauerat \ post Maronis Bucolicam uno in uolumine colligasset et librum illum, se meque presentibus, terlius quidam, uir nobilis, manu prehensum ohiceret et quisnam liber esset percontaretur : « Hoc, ait, in libro consutus est pannus griseus cum scarlato, » tali responso aperte testatus sua opéra non parumper a ueteribus superari. Ce récit semble se rapporter aux dernières années de Pétrarque. Nous y apprenons qu'il possédait un exemplaire distinct des Bucoliques, qu'il serait intéressant de retrouver ; mais le manuscrit de Virgile qui lui a servi le plus est entre nos mains et suffit à satisfaire notre curiosité sur la façon dont il a étudié le poète.
Le Virgile est digne d'ouvrir la description de la bibliothèque. Il est depuis longtemps connu et même célèbre sous le nom de « Virgile de TArabrosienne », à cause des notes autographes des feuillets de garde. Un de ces feuillets, détaché par accident de la reliure à laquelle il adhérait, a mis au jour, vers la fin du siècle dernier, une série fort intéressante de ces notes ^ ; mais la plus précieuse de toutes, celle qui se rapporte à la mort de Laure, est citée dès le xv° siècle par les biographes du poète et les premiers éditeurs des Rime. Le manuscrit était alors conservé dans la bibliothèque de Pavie'. Vellutello et, après lui, quelques critiques modernes ont voulu voir dans ce document une falsification habile ; mais le
1. Remarquer ridentité de la formule avec celle de la souscription du ms. original du Bucolicum carmen de P. ( Vnt. 3358).
2. Sur la découverte de 1795, v. Baldelli, Del P., Florence, 1797, p. 180, qui a consacré au Virgile de Milan un article àtendu. La dernière notice qui en ait été donnée est due à l'abbé Ceriani et figure dans les Indagini de d'Adda {App. alla parte 1", Milan, 1879). Pour le mémorial de P. V. plus loin, l'exciirsus VI.
3. Cf. par ex., La biblioth, de F. Orsini, p. 297, n. 2. Le 113<^ des Ricordi de Sabba da Castiglione montre bien le prix que les amateurs attachaient alors au volume.