VIRGILE DE L'AMBROSIENNE
doute n'est plus possible aujourd'hui et l'existence historique de Laure trouve ici sa preuve la plus précise.
Le volume porte une masse énorme de notes marginales de la même main que celles des feuillets de garde et qui, pour offrir un moindre intérêt biographique, constituent cependant un ensemble d'autographes dignes d'attention. On les a crues jusqu'à présent de plusieurs écritures différentes et il a paru peu sAr d'y chercher celle de Pétrarque. Soit que le doute sur la provenance du volume en ait écarté la curiosité, soit que le texte sur Laure l'ait absorbée tout entière, soit enfin que la difficulté du dépouillement ait lassé la patience des chercheurs, cette annotation du Virgile n'a été l'objet d'aucune espèce de travail. Une telle étude ne devait pas être inutile au but spécial que poursuit ce livre.
Décrivons d'abord le manuscrit. C'est un épais recueil du commencement du xiv* siècle, de 269 feuillets*, contenant, outre Virgile et le commentaire de Servius qui l'encadre, divers ouvrages secondaires également commentés. Le texte est partout écrit en caractères fort gros, et de demi-grandeur pour les catenae^. Le copiste a travaillé par cahiers de dix feuillets, mais deux feuillets précèdent, ajoutés postérieurement par Pétrarque' : le premier, longtemps adhérent à la reliure, contient les notes autobiographiques ; le second est occupé, au verso, par la peinture fameuse de Simone Martini, qui est accompagnée d'inscriptions de Pétrarque et représente Virgile, Servius, Énée, un émondeur etun berger, personnification des œuvres de Virgile*. Les feuillets do garde de la fin ont disparu, et le manuscrit lui-même semble mutilé, car le texte de Donat qui le termine reste incomplet. En voici le contenu d'après les rubriques :
1. Dimensions: 405 X 260 mill. Je rappelle que tous les mss. ici décrits sont en parchemin.
2. Le ms. est muni de rubriques : il n*a, pour toute ornementation, que des initiales dorées en petit nombre.