‹ Pétrarque et l'humanisme (volume 3)Chapitre 94 sur 362 · Ce sont deux pièces qui commencent ainsi · texte numérisé non relu

Ce sont deux pièces qui commencent ainsi

Primus habet Libicam ueniant ut Troes in urbem..,

Eneas primo Libie depellitur oris.,.

Texte dans le Virgile de Lemaire, t. VII, p. 407 ; dans VAnthoL lat, de Riese, la première est sous le n» 634 (= Baehrens, IV, p. 151), la seconde sous le n» 1 comprenant le premier vers seulement de chaque argument (= Baehrens, IV, p. 176).

4. Inc. : Magnanimum et cet. In hoc libro quinque sunt inquirenda, scilicet que siiintentio, que materia, que utilitaSy quis titulus et quis auctor...

5. Le système des renvois au commentaire est le même que pour le Servius. Une partie du poème est glosée dans l'interligne, de première main.

6. Le ms. est incomplet. Le texte de Donat commence par le chapitre sur le barbarisme et va jusqu'à la synecdoque inclusivement.

7. Cf. D'Adda, /. c, p. 105-112; Nolhac, La biblioth. de F. Orsini, p. 295-300.

VIRGILE DE l'aMBROSIENNE. 121

Tami du poète, Dondi deir Orologio. Une note des gardes nous apprend que fort peu après, il était l'objet d'un classement dans une bibliothèque, qui est évidemment celle des Visconti, puisqu'on trouve au même endroit la signature du duc Gianmaria'; toutefois, les pièces d'archives ne mentionnent le volume à Pavie qu'à partir de 1460. En 1500, lors de la dispersion de la collection ducale, il est sauvé par un habitant de la ville. Il se trouve ensuite à Rome, on ne sait comment, entre les mains du savant évêque de Tarragone, Antonio Agustin, puis d'un ecclésiastique obscur, à la vente duquel, en 1600, le cardinal F. Borromeo l'achète pour la Bibliothèque Ambrosienne alors en formation. Depuis le commencement du xvii® siècle, à part un court séjour en France de 1796 à 1815*, le précieux volume y est demeuré.

Le Virgile est un des plus anciens manuscrits que Pétrarque ait possédés : il l'avait, en effet, dès l'âge de vingt-deux ans, comme en fait foi la note suivante : Liber hic furto mihi subreptus fuerat anno Domini m" Hj"" xxvj^ in kaL Nouembr, ac deinde restitutus anno m^ iif xxxviif die xvij Aprilis, apud Auinionem, A part les années où il en a été privé, il l'a continuellement étudié et l'a môme, malgré son poids, emporté avec lui en voyageant*. Ses diverses écritures y ont accumulé une masse énorme de scholies*, parfois très

1. Domini Franc. Petrarce mo Hj'^ Ixxxx,., L*ex-libris, inexactement déchiffré par Baldelli, se présente à peu près ainsi :

ON MA DX ui QVI N...

ce qu'il faudrait lire: Gian Maria Dux Mediolani qui n...

2. Van Praet Fa décrit ainsi à Paris : « Il était alors dans un état déplorable, sa reliure étant formée de deux planches de bois vermoulu et ne tenant plus à rien ; depuis, il a été mis, par les soins empressés des conservateurs des Mss. de la Bibl. Impériale, à l'abri de tous les fâcheux accidents auxquels il était exposé. » (P. 201 du Catal, cité p. 91). La reliure actuelle est au chiffre de Napoléon l*' et le volume porte des timbres contemporains de son passage à la Bibliothèque Impériale.

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