‹ Pétrarque et l'humanismeChapitre 109 sur 353 · Poeticae tiihae minus est fidei {Rem. II · texte numérisé non relu

Poeticae tiihae minus est fidei {Rem. II

3. Cf. Kirner, Sulle opère stor. di F. P., Pise, 1889. p. 56, n. i.

4. De Viris illustr., éd. de Bologne, t. I, p. 820. Sabbadini a établi que P. s'est servi des scholiastes de Lucà'm (Le scoper te del codici latini e greci, p. 39).

5. Cf. la préface de l'éd. du Roman de Thi'bes, par L. Constans (public, de la Société des anciens textes), Paris, 1890, t. II, notamment p. cxix et CLiii sqq. Pour l'autre partie de la question, v. Luigi Valmaggi, Lafortiina di Sta^io nella tradiiione litteraria latina e bassolatina (dans la Rivista di filoh, 1893).

tradition et se garde bien, au point de vue littéraire, de rapprocher Stace de Virgile ; mais il a à son sujet quelques notions inexactes : il VapipclleStatiiis Pampinius et il confond le poète avec le rhéteur de Toulouse, Statius Ursulus, dont parle S. Jérôme \ Il partage, sur son origine toulousaine, l'erreur commune à tout le Moyen Age ', que corrigea seule la découverte des Sylvae ; il se moque toutefois des lettrés mal informés qui font du poète un contemporain d'Ennius \ Il le défend, en écrivant à Urbain V, de l'accusation de suicide, pour la raison, d'ailleurs singulière, qu'il a pu achever ses deux poèmes : His [Lucretio et Lucano] poetam uniim, nescio an uobis cognitiim^ carum nohis, Statium Pampinium addunt quidam, sed falliintur ^ opus enim hic utrumqiie perfecit 4. Dans son épître à Homère, il fait intervenir l'exemple de Stace pour excuser Virgile de n'avoir pas nommé le poète grec. N'est-ce pas, dit-il, à la fin de la Thébaïde que Stace a payé à Virgile son hommage de reconnaissance? Si Virgile eût vécu et achevé VEnéïde, c'est de la même manière, sans aucun doute, que son devoir envers Homère eût été rempli. Observons, à ce propos, que le passage fameux auquel il est fait allusion ici, paraît avoir beaucoup touché Pétrarque et entrer pourquelque chose dans la sympathie qu'il professe pour l'auteur de la Thébaïde ^ .

1. Rem. II, 125 ; Contra GalL, Op. 1081 : Statium origine Gallnm non inficior, addo, si lihet, Lncaniim ex Hispania ; ceterum, iindecunque ipsi fuerint, stiliis est Italiis.

2. Ainsi Boccace, dans sa vie de P., à propos du couronnement au Capitole : Qiiod quidem ibidem fieri non ante contigerat a coronatione dignissima Statii Pampinei SurcuU Tolosani, qui... suh Domitiano Caesare creditnr coronatus (RossQttl, P., Giul. Ceîso e Boccaccio, p. 320 et 344). D'autres contemporains font la même confusion, qui a laissé trace dans quelque mss. de Stace. Dante met de côté le nom de Surculus, mais appelle aussi le poète Tolosano ; Boccace fait de même dans VAmorosa visione (V. 34).

Page 1