Africa, IX, v. 257 sqq. (éd. Corradini, p
Hic qiioqiie magnoruin laudes stiidiosus aiioriim Digeret, extrenia relegens ah origine sortes Romulidas iiestriimqiie geims, sermone soliUo Historiens, titulosque uiris et nomina reddet. In medio effulgens nec corpore paruiis eodem Magnus erit Scipio, seque ipse fatehitur idtro Plus nulli debere uiro.
loisir ' ; dans les Invectivae contra medicum, il en proclame encore l'importance : « J'écris, dit-il, sur les hommes illustres. Ce que sera l'œuvre, je n'ose le dire; c'est au lecteur de la juger; je ne me prononce que sur l'étendue, et ce sera sûrement un grand ouvrage, fruit de longues veilles, et que le sujet, sinon l'auteur, doit recommander. Il ne s'agit pas dans ce livre de médecins, ni môme de poètes ou de philosophes, mais seulement de ceux qui ont brillé par leurs vertus militaires ou leur grand amour de la chose publique et à qui leurs actions ont valu la gloire ^ ».
Le livre était fort avancé, sans que Pétrarque eût songé à lui adjoindre une dédicace. Les bienfaits qu'il reçut de François de Carrare, vers la fin de sa vie, le décidèrent. Le seigneur de Padoue était digne de cet honneur par l'intérêt sincère qu'il portait aux lettres et à l'Antiquité, ce qui recommande sa mémoire comme celle d'un des premiers princes de la Renaissance. Il venait précisément de commander au bon peintre Guariento, pour décorer la grande salle de son palais, de vastes compositions historiques, qui furent peut-être l'occasion de la dédicace \ Lombardo délia Seta, qui devait terminer le De Viris après la mort de son maître, donne à ce sujet d'intéressants détails, dans sa propre lettre dédicatoire ^. Il loue le prince à propos de son culte des héros antiques : « Ces grands hommes, tu ne les a pas accueillis seulement dans ton cœur, hôte ardemment épris