‹ Pétrarque et l'humanismeChapitre 156 sur 353 · F. 185, pour arx et caput · texte numérisé non relu

F. 185, pour arx et caput

4. Il s'agit de la péroraison du discours de Caton contre le luxe des femmes (f. 296, XXXIV, 4).

Le reste de l'annotation, tout en indiquant chez l'auteur l'admiration de l'ancienne Rome restée au cœur de tous les légistes, ne s'élève jamais bien haut, ni comme sentiment, ni comme expression. Il s'attache surtout aux lieux communs de morale, à la façon de maint lecteur du Moyen Age '. Ses observations historiques sont d'une science bien plus incomplète que celle de Pétrarque. En dehors du commentaire du premier livre, travail spécial et pour lequel il est plus que probable qu'il s'est fait aider % il n'établit presque jamais de rapprochements avec d'autres auteurs ' ; on remarque, en revanche, des allusions d'un genre tout particulier, qui sont bien d'un jurisconsulte : Nota cmisam qiiare senatores patres conscripti uocati sunt, et est aJiaw qitam glosatores Iiiris ciiiilis assignant (f. 56'); Nota de lege Portia...

1. Tirons un exemple de glose morale du f. 279, où Tite-Live raconte la décision prise par le Sénat envers les créanciers de l'État et l'origine du Trientiiis ager XXXI, 13) : Nota. Ciim est conflictiis inter cqum et utile, média est eligenda nia, qtiod Senatiis Romanus faciens nos docet esse factiiros. Plus intéressantes peut-être sont les allusions modernes que voici :

F. 52', il fait honneur à Servius TuUius d'avoir institué la noblesse : Ante hoc enim omnes eqiialis nolnlitatis se reput'ahant , siciit adhuc est in nationihiis barbaris, sci- Jicet Gallensibus et Hyberyiices. — F. 97, sur Anagni : Herniconim populus hca iîla ubi mine est Anania et uicina antiquitus habitahat. Hinc est quod in itexillo Coni munis Ananie scrtptum est : Hernica saxa colunt, quos diues Anania pascit [Aen. VII, 684]. — F. 164, ruse de Papirius pour eflfrayer les Samnites; les mulets soulèvent une grande poussière afin de simuler à distance un renfort de cavalerie (X, 40) : Nota hic bonam cautelam ad terrendos hostes, qua usus fuit cornes Giiido de Monteferetro contra Bononienses. — F. 172', sur le guet-apens de Mutina (XXI, 25) : Nota magnam falsitateni en perditioncni istonim Gallorum Cisalpinorum qui hodie Lonibardi uocantur.

2. On y voit paraître, dès les premiers feuillets, V^irgile, Ovide, Justin, Solin, Eutrope, S. Augustin, Isidore de Séville, et plus loin Valère-Maxime, Macrobe, Claudien, Une note du f. 55 peut être citée, le sujet de Lucrèce ayant été tant de fois traité depuis par les humanistes : Nota quod metu dedccoris seu infamie Lucretia uicta est. Ex quo apparet qnod uerum est quod insinuât Augustinus primo libro de Ciuitate Dei, decimo nono capitulo, uidelicet quod hec Lucretia potins se interfecit auiditate laudis quant :(elo castitatis ; maluit enini inuite uiolari quant inuiolata diffamari. Hanc Lucretiam ducem Rom. tue pudicitie iiocat VaJerius libro vjo c. de pudicitia.

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