‹ Pétrarque et l'humanismeChapitre 167 sur 353 · Ils sont recueillis par Schneider en tète de son édition · texte numérisé non relu

Ils sont recueillis par Schneider en tète de son édition

medio qiiamuis in beUorum jiirore non abhorruit, nunqiiam secessisseet ipse gJoriatiir et magni consentiunt auctores...Rerum praeter haec a se gestarnm tam Gallici qtiam ciuilis beUi Ubros edidit, non a suis m agis quam ab hoste laudatos. M. enim Tidlius, alioquin midtum in Caesarem graiiiter inuectus, hos tamen Ubros erubuit illaudatospraeterire...Eosdem Caesaris Ubros scriptor rerum suariim,iitfamafert,Iidiîis Celsus, ut Siietonio nidetiir, Hirtius, ita commendat : DifficiUimam rem suscepi Caesaris nostri commentarios\..S\\tsi un ouvrage ancien que nous puissions, en l'absence de toute preuve matérielle, mettre cependant avec assurance dans la bibliothèque de Pétrarque, c'est bien le recueil illustre qui nous a gardé le récit des campagnes de César. Q.uant aux lettres de César qu'il dit avoir entre les mains {snnt pênes me... Cesaris aUquot famiUares epistolae""), il est facile de reconnaître celles de la correspondance de Cicéron, dont quelques humanistes, par admiration pour César, semblent avoir fait, à la Renaissance, un petit recueil distinct \ ' Diverses lacunes sont à observer dans la collection his-

1. Rer. mem, I, 2 (Op. 394). Cf. Vie de César, p. 318 : Lihros scripsit rerum ante alios suarum, gui ah aliis, qui rehus ipsis interfuerant, digesti sunt et in lucem editi, nnde horum, quae de rehus Caesaris scripsimus, maxima pars praesens decerpta est.

2. Sen. XVI (XV), 5 {Op. 955). Plus loin il donne l'extrait d'une autre lettre de César : Hanc quidem epistolam apud losephum, certissimum auctorem, historariiun lihro tertio, si quaeris inuenies. Cf. Se7i. XIV, i (ou De rep. adm., Op. 387) : Ouaere autem lulii et Augusti Caesarum epistolas, quarum militas apud losephum, quasdam apud Suetonium inuenies.

3. V. par ex. le ms. indiqué ici, p. 36, n. 5 ; les trois lettres qui s'y trouvent, sont les mêmes que celles dont P. fait des citations (0/?/&to Cornelioque ; M. Tullio) P. les a prises dans Ad. Att. X, 8, pour la lettre à Cicéron, et Ad. AU. IX, 7 et IX, 13, pour les deux autres. Cf. Caes. Comment., éd. Dinter, t. III, Leipzig, 1876, p. 141 -145. Il est à noter que P. n'emprunte rien ici aux deux autres lettres de César à Cicéron, qui sont dans Ad. Att. IX, 6 et IX, 16. On voit quelle put être sa réponse, sur les lettres de César désirées par Lodovico Gonzaga, à la question qui lui fut posée à Arqua ( t. I, p. 82).

torique de Pétrarque : Tacite, Velleius Paterculus, Ammien Marcellin, Cornélius Nepos ne sont pas venus jusqu'à lui. Ce dernier écrivain paraît une fois dans ses œuvres', mais uniquement d'après la lettre apocryphe à Salluste mise en tête du livre de Darès et où est racontée la prétendue découverte de cet ouvrage. Pétrarque lit en effet le De BeJJa Troiano, car il s'en sert, sans le mentionner, dans sa petite biographie d'Hercule ^ et il doit l'avoir parmi ses livres, à côté de Dictys. UHistoria Troiana, attribuée à ce dernier, est non seulement utilisée, mais expressément citée par lui une fois % alors que V Historia destructionis Tro/^f^ de Guido délie Colonne, en supposant qu'il la connaisse, ne peut guère compter à ses yeux.

Tous les ouvrages historiques lus et utilisés par Pétrarque ont été également connus de Boccace '^. Il est permis de trouver que celui-ci en a tiré un parti moins heureux que celui-là ; mais il a eu, en revanche, une fortune qui a manqué à son ami : il a lu Tacite ou du moins la plus grande partie de ce que nous possédons de lui, c'est-à-dire la seconde moitié des Annales et les Histoires K Pétrarque n'a rien connu de Tacite ; bien plus, le nom de l'historien, qu'il ne pouvait pas ignorer ^ n'a jamais été prononcé par lui.

1 . Belligérantes deos imdcem Homenis et Virgilms fecerunt, propter quod Athenis Honierutn pro insano hahiium Corn. Nepos refert {Contra med. III, Op. 1106).

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