F. Il
3. V. plus loin, chap. IX. On connaît les solides pages de Zumbini, P. e Vlmpero, dans ses Studi, Naples, 1878.
4. Palat. 899, f. 209' (Sut. 8) : Attende diligenter epistolam hanc Adriani.
5. Magnifice et pie, f. 2'; Huîniliie?- et hiimane, f. 3 ; Prorsiis vmgni animi dicttim, f. 4' ; Nota dictiim aureum, f. 26 ; Magni animi dictum, at quod sequitiir prudentis.
58 PÉTRARaUE ET LES HISTORIENS ROMAINS
dépositaires du pouvoir absolu ; mais, à ceux qui en ont abusé il semble reprocher, moins leurs vices, que la mauvaise gestion de la chose romaine. C'est ainsi qu'il s'indigne de voir Verus abandonner l'Empire en péril pour chasser en Apulie {Ver. 6): O quid audio! \ Les exclamations de ce genre relèvent la monotonie de nos scholies. On y surprend le sentiment du lecteur et sa naïveté parfois touchante. Dans la vie d'Alexandre Sévère, il montre le regret qu'un tel empereur n'ait pas été chrétien (43 : Christo templum facere iioliiit eumque inter deos reciperé) : O felix si eiim non inter deos, sed in Deiim uerum et unicum recepisset! Les qualités d'Avidius Cassius et ses sages décisions pour l'armée ÇAtiid. 6) le font s'écrier: Orarern pro anima huiiis uiri, siliceret. Il semble plus loin que le scrupule qu'il a de prier pour un païen se soit évanoui; on ne peut guère expliquer autrement, après le récit des vertus de l'Empereur Probus {Proh. 22), la façon vibrante et brève dont il coupe la parole au narrateur: Sile! oro. Ce mot d'humaniste chrétien, ce recueillement de prières interrompant la lecture sont vraiment d'un accent admirable pour qui entend le dogme de la communion des Saints.
Çà et là se rencontrent des indications précieuses pour les autres études de Pétrarque. Il est établi par le feuillet 69 qu'il a prêté attention aux bustes ou aux statues d'empereurs qu'il a rencontrés; le texte dit de Gordianus junior qu'il
f. 31 ; Magnifica et précisa iustitia, f. 57; Verhim graue principis optimi, f. 60'. — Turpissimiis imperator, iniquissimus minister ! f. 20 ; Similis Sille, sed in uitiis tantwn, f. 20' ; Minime non dicam imperatorie, sed nec magnifiée, nec humane, f. so. — De même déjà dans le Palatinns : O summum discipline militaris ciistodem ! f. 67 ; O ducem integerrimum ! f. 68' ; O clementissimum et grauissimum imperatorem ! f. 106'. — Impudens imperator impudenter triumphat, f. 38' ; O senatum adulatorem et sane digniim imperatore tuo ! f. 40' ; Crudellssimuin animal, dementissimus imperator ! {. yi. On en remplirait des pages.