Controiiers. I, préf
Pour revenir au manuscrit des Institiitiones, on sait de quel ami Pétrarque le tenait, puisque Lapo da Castiglionchio a laissé de sa main sur un exemplaire des Familiares la note suivante : Verum dicis^ quia ego illiim tibi donaui, dum Romam peteres, quem ante, ut dixisti, nunquam iiideras\ Je ne trouve plus rien sur l'histoire du volume de Pétrarque, sinon que, pendant un certain temps de la fin de sa vie, à Arqua, il ne l'avait plus entre les mains ; il s'excuse, en effet, de citer Quintilien de mémoire à Luca délia Penna : Nil mihi fere nisi uniis Cicero sapiebat, praecipue ex quo Oiiintiliani Institutiones oratorias legi, quarum quodam Joco haec plane sententia sua est, nain et liber abest et uerba non teneo : Beiie de se speret, qinsquis erit ciii ualde Cicero placebit'-. Pétrarque a toujours attaché grand prix à ce texte, qui lui avait révélé un genre littéraire nouveau de l'Antiquité. Il a bien compris et apprécié le but de l'auteureta même défini heureusement le rôle qu'il a voulu prendre, iu eo libro ubi oratorem a Cicérone armatum bullis ac phaleris curiosissime perpoliuit \ Comme il connaissait la rareté d'un ouvrage qu'il n'avait rencontré lui-même qu'à quarante-six ans, il n'a. pas craint d'en faire dans ses oeuvres des extraits assez étendus, notamment dans le De Vita solitaria, et il en explique une fois le motif: Haec Ouintilianus, quae libenttor inserui, quia secretior locus erat, nam Senecae de hoc ipso uulgatior epistola esf^.