Allusion expliquée plus loin, p
6. Secr. II (Op. 346). Toute l'école platonicienne bénéficie du respect donné de confiance au maître ; il y a, par exemple, plusieurs mentions de Plotin, à titre à' ingens Plaionicus (Rem. II, 114), dans les lettres et traités.
effusions, il lui arrivait cependant de faire des réserves, de discuter, non sans naïveté, tel mot prêté par la tradition au philosophe athénien ', de le blâmer même très violemment pour les vers erotiques qu'il avait trouvés dans Macrobe attribués à Platon et qu'il jugeait déshonorants pour la mémoire d'un si grand homme'. Il n'en cherchait pas moins avidement à recueillir les fragments de son enseignement qu'ont transmis les auteurs latins. Il ne pouvait évidemment les comprendre toujours avec exactitude, surtout lorsqu'il les interprétait avec des idées préconçues et l'intention de les faire servira appuyer ses propres idées; on a un exemple de cette disposition de son esprit dans la façon dont il défigure la thèse bien connue exposée dans la République sur le rôle nuisible des poètes, pour la faire entrer dans une de ses polémiques K
On voit, par le chapitre considérable consacré à Platon dans les Res memorandae, qu'il avait mis en œuvre avec zèle et intelligence une partie des témoignages romains sur le