Sen. II, 4 {Op
4. Cf. une note ci-dessous et Op. 1037 : Diilcis ac stiauis, sed ah his scaher factus Aristoteles.
5. Ce sont les épithètes ordinaires infligées aux scolastisques par P. Cf., outre les indications données au cours de ce livre, le morceau traduit dans l'introduction et qui est tiré de Secr. I {Op. 336).
eloqiientiae transiri non posset, nisi aliqiiot Platonis lihelli ex illa in hanc linguam translati suspicari taie aliquid non sinerent \ Saepe igitur de hac re cogitanti nil aliud occurrit, qiiam Aristotelicos libros transferentium uel pigritiam certe, uel iniiidiam, uel inscitiam, deniqiie, quoqiie noces nomine, nitinm fuisse, cuins tam late contagia fluxenmt, iit iam spes remedii nulla sit \ On a, dans ces dernières lignes, le secret de l'éloignement de Pétrarque pour les œuvres d'Aristote; il ne les connaissait que par des traductions insuffisantes, qui ajoutaient des éléments d'obscurité à la concision, toute dépourvue de grâces littéraires, de l'original. Cette répulsion et les motifs qui la déterminent sont bien d'un humaniste de la Renaissance, et ce n'est pas sans intention que le poète a mis Aristote après Platon dans les vers cités en épigraphe de ce chapitre \
Il n'y a pas de meilleur document pour confirmer ce qu'on vient de lire que le manuscrit d'Aristote Pammw^ 64^8.
1. Le texte de tout le passage, défiguré par les éditions, est établi à l'aide du Par. 6069 T, f. 13 ; le pluriel lihelli, d'après ce qu'on a vu plus haut, ne serait, en cette phrase, qu'un ornement oratoire.
2. Rer. mem. II, 2 (Op. 415). Plus énergiquement encore dans De ignor., Op. 105 1 : Equidem, fateor, me stilo illiiis uiri qualis est nobis non admodum delectari... Interprehim ruditate uel inuidia ad nos durns scaberqiie peruenit, ut nec ad plénum mulcere aures possit, nec haerere memoriae, quofit ut interdum Aristotelis mentem non illiîcs, sed suis uerhis exprimere et audienti gratins et promptius sit loquenti. P. aurait pu en dire autant de VAlmageste de Ptolémée que le Moyen Age ne connaissait que par des traductions faites sur l'arabe et qu'il mentionne lui-même plus d'une fois. (Un passage important, véritable attaque contre la partie astrologique de VAlmageste, est dans Sen. XII, 2 ; Op. 904).
3. Quant à Porphyre, si fameux par son Isagoge dans les écoles médiévales, il lui inspire seulement ces vers méprisants :
Porfirio, che d'acuti sillogismi
Empiè la dialettica faretra,
Facendo contra'l vero arme i sofismi...
Il est, en outre, cité dans De uera sap. I (Op. 325), nommé dans De ignor. (Op. 1052).
Ce volume, de grand format ', écrit au xiv^ siècle, provient de Pétrarque et se trouve ainsi composé : F. i, Eustachii ' metropolitani Nichée enarratio in priorum (sic) Aristotelis morcilium ad Nichomacum; f. 205, Aristotelis moralium ad Nichomacum octauus ; f. 206, Aspasii enarratio in octaunm Aristotelis moralium ad Nichomaco (sic) ; f. 228, Enarratio Michelis Ephesii in nonum moralium Aristotelis ad Nichomacum ; f. 254', Einsdem in dectmnm eorumdem moralium; f. 291', Incipit liber primus Aristotilis (sic) de doctrina politica; f. 297 [1. II]. Les commentaires suivent le texte divisé en courts chapitres ' ; si elle manque de correction, la transcription est du moins claire et bien lisible. Cependant c'est à peine si Pétrarque semble l'avoir parcourue. Il y a, çà et là, quelques signes de sa main, extrêmement rares, et quelques notules plus rares encore '^. Elles sont réunies au commencement de trois livres de VEthiqiie, V, VI et X '•; la Politique n'en a aucune. Ce sont des sommaires sur quelques points spéciaux ^ deux renvois au texte ", et des chiffres numérotant les divisions d'un argument. La seule observation qui puisse être citée porte sur Eth. X, i, 2 ; Aristote rapporte l'opinion
1. 306 feuillets, 425 X 275 mill. Reliure de bois recouvert de velours grenat; fermoirs arrachés. N» 190 de Pavie. P. lisait dans un de ses mss. l'apocryphe De porno (y. t. I, p. 205).
2. Le nom défiguré dans cette rubrique est celui d'Eustathe, évêque de Nicée. Ne serait-ce point VEustachius lu par Paolo Perugino et que Boccace rappelle ainsi : Nescio quem Eustachium (cité par Hortis, Studj, p. 385 n.)?
3. Le chiffre des livres est en haut des pages, qui ont deux colonnes.
5. Sauf un sommaire au f. 235, dans le commentaire de Michel d'Ephèse (magniis in theoîogia Gregoritis dixit in magni Basilii epitaphio : una anima in diiohus corporibus) : Gregorii epitaphium in Basilio.
6. F. 86, sur V, i, 4 : Scientie potentie atqiie babilns. F. I28'-I29, sur comm. de VI, I, I : Humane partes anime. Cooperatio anime partiiun. Etc. F. 207', sur comm. de VIII, i : Amatio ad inanimata.