‹ Pétrarque et l'humanismeChapitre 239 sur 353 · F. 255' : Infra in textu p c°. — Supra l · texte numérisé non relu

F. 255' : Infra in textu p c°. — Supra l

de ceux qui disent que la volupté (y^Sovy], delectatio suivant la traduction) est un mal, et il ajoute, f. 255' : (xal zl ti.*/; èo-Tiv) etsi non est; Pétrarque proteste : Praiia [est] secundum ueritatem. C'est un mince butin pour nos .recherches; mais le manuscrit établit du moins combien Pétrarque, pour les raisons que nous avons dites, a peu étudié Aristote '. Il en a été tout autrement de Boccace, qui a transcrit tout un commentaire sur les marges d'une traduction de YEthique \

L'historiographie grecque n'était représentée chez le poète que par Joséphe, et cette absence de sources directes explique qu'on ne trouve, dans la partie rédigée de son De Viris, aucune des grandes figures de l'antiquité hellénique. Il les eût abordées un jour, sans doute, ainsi que son plan l'exigeait; mais avec quelle difficulté, on en peut juger en se rappelant qu'il n'avait à son usage que les renseignements épars dans les auteurs latins \ Pour Joséphe, il avait étudié une traduction du De beJIo Iiidaico ^, sans doute celle qui est mise sous le nom à'Hegesippus et qu'on attribue le plus ordinairement à saint Ambroise \ Son exemplaire, que je

1. Fam. XXIII, 12 : Scripsit Aristoteîes Ethicae lihros ad Niconiatiini qiienidavi, shie ilîe scrïbentis pater, ut quidam uolnnt, sine is iliiis, siue amicus fuit..., qiiamuis Cicero filium indubitanter affirmât [De fin. V, ^\.., prorsus ohscuriim uonien, quod nec Aristoteîes illustraiiit. Ct. Sen. IV, i (Op. 389).

2. V. la description du ms. de rAmbrosiemie, reconnu par Hauvette, dans des Notes sur des ms. aiitogr. de Boccace, Rome 1904, p. 50. Cf. Marchés!, UEtica Nicomachea nella tradi:(ione latina médiévale. Messine, 1904.

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