Sic me fregere lahores
Assidui longusque dolor mduumqne cuhile, Coniugihusque orbata domus.
Cf. Zumbini, 5/î<^/ sul Petrarca, Naples, 1878, p. 189 sqq. (P. e Vlmpero).
3. 374 X 280 mill. Inventaire de Pavie, no 316. Reliure du temps de Louis- Philippe. V. la description complète du ms. dans Delisle, Notice sur un livre annote par F. Paris, 1896. (Tiré des Notices et extraits des mss., t. XXXV, 2e part., pp. 395-408, avec 2 pi.)
LES Pl-RES DE L EGLISE ET LES AUTEURS MODERNES l^)<-}
fait connaître, attribue au xii^ siècle. Le second traité commence au f. 23'; mais le volume, avant d'appartenir à Pétrarque, se présentait comme renfermant un seul ouvrage intitulé De heala uifa, divisé en deux livres et attribué à un Père de l'Église dont le nom a été soigneusement gratté. C'est Pétrarque qui a reconnu qu'il y avait, en réalité, deux ouvrages distincts, savoir : 1° le traité de Cassiodore sur l'âme; 2° le traité de S. Augustin sur la vraie religion. C'est lui qui a transformé les titres primitifs en le modifiant comme il suit : Incipit liber Cassiodori de anima. — Incipit liber sancti Augnstini ad Romanianum de liera religione '. Nous avons, en cette rectification, un nouvel exemple de la critique apportée par Pétrarque en sa façon de se rendre compte du contenu des manuscrits qui venaient sous ses yeux; le cas est analogue à sa découverte de la Consolatio ad Polybium de Sénèque, dans les textes où elle était soudée au traité De breuitate uitae ~.
Ce volume nous est précieux par la transcription qu'y a faite Pétrarque de deux pièces datées par lui du i^' juin 1335 et du 10 juillet 1338 ^ et d'une sorte d'inventaire de sa bibliothèque vers la même époque ^. Mais l'annotation, qu'a soigneusement relevée Delisle, témoigne que le livre a été extrêmement étudié en ses deux parties, et que Pétrarque y a réuni des autorités de tout genre sur les questions spécialement psychologiques. Des passages entiers d'auteurs anciens s'y trouvent transcrits, à côté de notes brèves aux