‹ Pétrarque et l'humanismeChapitre 274 sur 353 · Le parchemin est troué en cet endroit · texte numérisé non relu

Le parchemin est troué en cet endroit

2. Sur une question voisine, Ui Cité de Dieu de Padoue portait déjà l'observation suivante, f. 43 (V, 10) : Nota. Coudiidil quomodo siiiiiil stant prescietilid Dei et libenim arbitriinii.

3. Il existe un travail sur les imitations de Virgile et d'autres auteurs anciens par saint Ambroise (Maxim. Ihm, Stiuiia Afiibrosiaim, Leipzig, 1889, p. 80-94).

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plan divin, à préparer l'unité de l'Église ; Pétrarque écrit : Nota de Romano imperio. Nescio an dénote potius dictum qiiam ystorice. \ Idem (amen dicit Augiistinus psalmo 9J° non procnl a principio. Je regrette de ne pouvoir faire connaître à loisir les notes qui montrent le respect de Pétrarque pour le nom de saint Ambroise et le désir qu'il avait de se perfectionner, à l'aide de ses oeuvres, dans la vie religieuse. Voici quelques invitations assez significatives qu'il s'adresse à lui-même, au cours de sa lecture : f. ii, Lege cum tremore etjletii; f. 12', Memorare\ f. 15, Nota qui tiiuhas\ f. 19, Lege attentius et subsiste', f. 48', {Domine lesu... nulli utilis siim) : Si hoc dicit iste, tu quid ? Ce n'est plus l'humaniste qui lit ici, c'est le chrétien.

Il n'y a, sous le nom de saint Jérôme, dans nos manuscrits de Pétrarque, qu'un seul opuscule, et c'est un sermon apocryphe; mais ce Père devait être représenté chez lui par ses principaux ouvrages. Il est cité sans cesse dans quelques livres de notre écrivain, surtout dans les Seniles, le livre I De vita solitaria, le livre II De otio religioso. Pétrarque possédait presque sûrement les Lettres, \t De uiris inlustribiis \ le traité contre Jovinien % et aussi la traduction de la chronique d'Eusèbe ordinairement intitulée Liber de temporibus \ Pour ce dernier ouvrage, on peut remarquer une note marginale du Parisiniis ^0j4, f. 175, à propos de l'année de la mort d'Alexandre le Grand : Li libro de temporibus est carta xif. L'indication de cette page se rapporte de toute évidence à l'exemplaire du poète.

1. P. s'étonne à bon droit d'y voir tigurer Sénèque {Sen. XVI, 9 ; Op. 961).

2. Cf. Vit. sol. II, 5, 4 (Op. 275) ; Sen. I, 5 ; IV, 5 (4) : Magnus testis est Hieroiiynms... in eo libro quem aduersus louinianum haereticum scripsit^ mille compactum confertumque historiis {Op. 788). On sait que ce livre de saint Jérôme est, au Moyen Age, le bréviaire des adversaires du mariage.

3. Fam. VI, 2 ; T./r. 25 ; Sen. VII, i ; Vit. sol. II, 9, 2 {Op. 285).

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Quelques autres ouvrages d'auteurs ecclésiastiques se retrouvent chez Pétrarque. Le Parisimis ilw] ' est ainsi composé ; F. I , Prefatio transi ationis hystorie heati démentis pape de greco in latimim ; F. 2, Hist. liber I; F. 103, Incipiunt capitula de lectionihus eiuvigelioriim dictate omelie [sancti Gregorii] ; F. 2 1 3 , Sernw sancti Iheronimi preshyteri in assumptione Sancte Marie ad Paulam et Eustochium [apocryphe ; Migne, XXX, 1 23]; F. 222', Sermo beati Fulberti episcopi[Carnotensis] de natiuitate béate Marie Virginis. Sur ce volume, acheté à Rome en 1337 % notre lecteur a mis des sommaires pour la vie de saint Clément et des notes de ce genre : F. 3, Nota. In Apostolo Dei nichil dya- Jectice artis erat\ F. 3', Exclamatio démentis in populo Romano\ F. 4', Barnabas dementem Cesaree recognitum pre gaudio lacrimans introducit ad Petrum ; F . 5 , lubente Petro scribit démens librum de uero propheta, etc. Pétrarque s'est arrêté avec complaisance, f. 7', sur un passage où il pouvait trouver la justification de ses travaux d'humaniste ÇSi uero ad asserendam ueritatem eruditionem sermonis et gratiam conferamus, puto ex his non parum utilitatem acquiri) : Nota quatenus licet uti artibus liber alibus infide exercitatis \

Le Parisinus 2^40 "^ est un manuscrit exécuté au xiv^ siècle, dans le midi de la France, et qui contient, avec une œuvre

1. xiye siècle. 224 ff. 330 X 217 milL Reliure au chiffre de Louis-Philippe. Le ms. devait être orné de miniatures, dont la place est ménagée ; quelques-unes sont déjà esquissées à la plume. N» 534 de Pavie.

2. Jean Boivin y lisait encore : Emptus Rome, 6 nuutii i^^y (Delisle, Cabinet des mss., t. I, p. 139).

3. Ajoutons,!". 213' : Diihitatio viiiltonim cirai Assuniptionem heatissinie Virginis Marie. Il est nécessaire de ne point confondre la main de P. avec celle d'un autre annotateur, qui se montre aux premiers feuillets du ms.

4. xive siècle (le catalogue dit par erreur xve s.). 171 ff. 318 X 213. Rel. moderne. — Ce manuscrit paraît exécuté dans le midi de la France ; on y voit de fines miniatures en tète des deux premiers ouvrages, avec d'élégantes fabriques gothiques, et aux initiales des quatre parties des dialogues de saint Grégoire. No 539 de Pavie.

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importante de saint Grégoire, deux ouvrages de la scolastique médiévale : F. i, Incipit spéculum ecclesie quod magister Hugo de sancto Victor e composuit '; F. 29' [Liber de ecclesiasticis officiis] ' ; F. 1 10', Incipit dialogus heati Gregorii pape, eiusdemqiie dyaconi Pétri Jibri quatuor de uita [et] miraculis pairuui italicoriim et de obitii sanctoriini et reproborum et de eternitate animarum. Ce dernier titre désigne l'ouvrage intitulé Dialogi dans les éditions de saint Grégoire. Les notes marginales de ce manuscrit sont de la main d'un bibliophile probablement avignonais, qui nous est déjà connu comme le premier propriétaire du Tite-Live de Pétrarque^; il n'y en a pas une seule de la main de celui-ci ^.

Le Parisinus )^o contient le Lévitique avec une glose ^; une note de Pétrarque, relative à l'année jubilaire (f. loi), nous assure de sa provenance. Le Parisinus 221c} ^ n'apporte même pas cette indication, et je dois inscrire comme douteux parmi nos livres ce commentaire de saint Grégoire

1. Le Spéculum Ecdesiae a été admis par Hauréau, non pourtant sans quelque hésitation, dans son édition des œuvres du prieur de Saint- Victor {Les Œuvres de Hugues de Saint-Victor-, Paris, 1886, p. 199). P. cite une fois l'auteur (Contra GaU., Op. 1080) : 1)1 ter ceteros quos ad GaUiae ornanientuvi trahit {GaUiis^ iniiitoSy unus est Ugo de Sancto Victore, cuius si sepidchri legisset epigramtna, scirel non Gallum eum fuisse, sed Saxonem, nisi forte, quadam cognatione barharici, omnes Barbares GaUos dicat. Sed disputator argutus aduertere debuerit [éd. debuit] non oninem proposât ionetn esse uersatileni : Certe enini omnis Gallus est barbarus, sed non barbarus omnis est Gallus. Le malicieux dialecticien se trompe sur la nationalité de Hugues de Saint-Victor, né près d' Ypres ; mais d'autres s'y sont trompés avec lui (cf. Hist. littèr. de la France, t. XII, p. 2, et Biographie Belgique, t. IX, c. 676).

2. L'ouvrage, anonyme dans le ms., est attribué souvent à Hugues de Saint- Victor ; il est rejeté par Hauréau parmi les apocryphes (/. c, p. 203).

3. En voir des exemples, f. 7', 20, 35, 35', 41', 43, 109', etc., avec les signes marginaux très caractéristiques et des profils humains dessinés à la plume. C'est aussi la main qui a annoté les premiers feuillets du Par. 16 ij.

4. La provenance est attestée seulement par deux petits signes (f. 50).

5. Fin du xiiie siècle. 113 ff. 340 X 215. Reliure au chiffre de Louis XIV. Belles initiales. N» 593 de Pavie.

6. xiiF siècle, 231 ff. 540 X 355- Relié sous Louis-Philippe. No 546 de Pavie.

sur Job, malgré l'affirination des auteurs du Catalogue de T739 ', qui semblent y avoir lu une note de garde aujourd'hui perdue.

Au manuscrit des Etymologiac ou Origines d'Isidore de Séville, Parisiiius lyÇj, se rattache un souvenir fixé par Pétrarque lui-même % sur une des gardes : Emptiis niibi a pâtre Parisiiis, iempore piieritie mee, post furto pcrdilus et recuperattis, I )4y°. C'est donc le premier volume dont on constate la présence entre ses mains. On sait la place que tenait la grande encyclopédie d'Isidore dans la culture intellectuelle du Moyen Age; Pétrarque l'a citée à peine dans ses œuvres \ mais plus souvent dans ses scholies. Son manuscrit est du xviii^ siècle, à deux colonnes, de 217 feuillets et contient : F. i, Epistola sancti Ysidori Spalensis episcopi ad Braidionem César migustanum episcoptim ; F. 3, Incipit liber sancti Ysidori... ad Braidionem... scriptus qui iiocatw EtJmnologianiin; F. 197', Testimonia legis et prophetarum de Christo a sancto Ysidoro collecta. Quelques lignes ont été transcrites par Pétrarque à la fin de l'opuscule, d'après un texte plus complet. Les notes sont assez rares '^; quelques-unes valent cependant d'être relevées pour notre sujet. Il s'y montre soucieux d'ajouter quelques témoignages

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