Codex membr. olimFr. Petrarchae » (t. III, p
2. A l'encre hleiie. Fac- similé dans mon petit recueil, pL IV. Le ms. mesure 345 X 250 mill. et se trouve encore dans une ancienne reliure de bois recouverte de velours grenat. Grandes initiales à rinceaux. N» 108 de Pavie.
3. Fam. III, 1,4; Seii., II, i. Le second passage, adressé à son frère Gherardo, mentionne l'autorité d'Isidore avec celle de deux auteurs païens : quia is, ut reor, familiarior est tihi.
4. D'autres mains ont touché le ms. Il en est une qui a une certaine analogie avec ce que j'ai appelé l'écriture de jeunesse de P. dans le ms. de la Cité de Dieu de Padoue. Une de ses notes (f. 72) est précisément un renvoi à X, 4 de cet ouvrage ; une autre mentionne Tite-Live (f. 87'); une troisième (f. 130', sur XIII, 22 : Araris flumen Orientis) est ainsi conçue : Imo est occidentis et alio nomine dicitur Sagona et est in Gallia que hodie dicitur Burgundia, et influit Rodanum iuxta Lugdimmu .
P. DE NoLHAC. — Pétrarque. 14
à ceux qu'a recueillis l'auteur ; il fait des renvois, f. 22' et 172', aux Confessions de saint Augustin : f. 85' et 140', à Lucain ' ; f . 113' et 118', à Y Histoire naturelle de Pline, avec la précision ordinaire; enfin, f. 162 (sur XVIII, 2 et 3), en rappelant un mot du De officiis, et à Ovide, en citant un vers des Métamorphoses. Il cherche aussi les sources antiques non nommées dont s'est servi l'auteur du Moyen Age ; il trouve de fréquents emprunts à Virgile et à Servius : f. 130, par exemple, il reconnaît que les deux auteurs ont fourni les renseignements relatifs aux tempêtes du lac de Garde et aux forêts du lac Averne (XIII, 20). F. 141', il met en marge du début du livre XV : Totiun principiuni ad litteram est Seriiii super 7° Eneyd. ihi Nec prenestine f. d. f . ^ Notre lecteur n'a pas beaucoup de respect pour Isidore ; il le dément à l'occasion par un Faisum énergique ', lui reproche de citer Virgile mal à propos : f. 139, Inepte allegatur; f. 85', Mzm inaduertentia parue rei. Seruium forte, quem sepe sequi soles, abieceras.
Les traités religieux de Pétrarque, qui forment un groupe distinct parmi ses ouvrages ^, se sont alimentés à bien d'autres sources que celles que présentent nos manuscrits. On trouve sur ses lectures de théologie ou de piété de nombreuses allusions éparses dans ses lettres même, et surtout dans celles qu'il adressait à son frère Gherardo; l'érudit, le bibliophile, devenu expert en choses sacrées, se permettait
1. F. 85 (sur IX, 2) : Et Lucanus hic errauit et tu post eum. Deux vers de Lucain transcrits f. 75'.
2. Aen. VII, 678. Virgile et Servius sont encore reconnus f. 10', 83, 85, 86, 88', iio, 140.
3. F. 87. Cf. f. 129, sur la couleur delà Mer Rouge (XII, 18) : Notarié falsiwi, sed correctiim iUico.
4. Ces traités sont analysés avec une grande autorité par Henry Cochin dans son livre. Le frère de P. et le livre Du repos des religieux, Fâns^ 1903.
LES Pl-RES DE L EGLISE ET LES AUTEURS MODERNES 2 I I
de donner des conseils au pieux Chartreux. Citons, par exemple, cette lettre de 1348, écrite de Carpi, qui mentionne l'ouvrage de saint Grégoire rencontré plus haut : Habcs Patrum uitas, illas perlege ni facis, ubi ainicum imienies, qtiem testem sccreiis consiliis non récuses... Lege Gregorii Dialogum, Augustini Soliloqiiia et scatentes lacrimis Confessionum libros, de qtiibus quidam ridiculi homines ridere soient, tu in eis solamen ac refugiwn non médiocre reperies \ Il cite maint traité sur la vie des Pères, et l'on apprend, par ce témoignage qu'il en possédait plusieurs à la un de sa vie : Scripsere et aîii midti res ad saJutem utilissimas ; de bis loquor, non quae scientia implent et saepe inflant ^ ; sed quae deuotione humili humanum animum accendnnt, ut Collationes Patrum et Patrum uitas. Ouariim aliqiiae non pietate tantum, sed eloquentia refertae. miris modis et lectorem adiuuant et délectant. Qualis est Athanasii Àntonius, cuiusinta perlecta multis profuit ad imitationem uitae... Et Seueri Martinus et Hieronymi Hilarion, eiusdemque uel loannes Aegyptius, uel Paulus primus eremita, qiiem placer e tibi admodum sensi nec immerito... Qui quoniam dinumerare omnes longum est, tibi cum uoles in nostro armariolo praesto erunt \ On peut remarquer dans cette série la vie de saint Martin de Tours, écrite par Sulpice Sévère, à qui Pétrarque faisait l'honneur d'une estime particulière {Omnium quidem meo iudicio Gallorum disertissimus} ^.
Il avait recueilli chez Lactance une quantité de renseignements sur la religion des Anciens, et il a dit souvent le cas qu'il faisait de son témoignage \ Je suis persuadé qu'il avait