Inc. : Temporihus felicis memorie
3. C'est l'ouvrage de Boson publié par L. Duchesne, Le Liher pontificalis, t. II, p. 350. — C'est peut-être à ces études que se rattache l'origine de l'attribution d'une série de vies de papes en italien, imprimées avec le nom de P. {u^ éd., Venise, 1507, décrite par W. Fiske, Catal. of Petrarch Books, Ithaca, 1882, p. 45), et dont le pape Clément XI a fait copier un texte, cum ah editis exemplaribus plurimum discreparet, ex codice menibranaceo ms. Farnesiano sub ipso authoris tempore exaralo. (souscription du Reg. yyi, dans Narducci, Catal. dei Cod. petrarcheschi délie hihl. Barherina... e Vaticana, Rome, 1874). Je ne me suis pas occupé de cet apocryphe de Pétrarque.
4. F. 65. Noms géographiques de la Sicile (Aréthuse une seconde fois remarquée f. 104'); f. 67, Généalogie des princes normands, suivie de cette note : Rogeriiis rex Sicilie prinius hic fuit non multo post ante tenipus Innocenta tertii pape, supra in tractatus eiusdem...: le renvoi vise f. 12'.
sur le nom de Rohertns de Laiiro: Piilcnim cognomen. F. 154, le texte cite les Véronais et les Padouans : Tanqiiam uiri in bello belHcosi et Uhertatis proprie amatores, et Pétrarque \Audite Veronenses et Padiiani! Les simples sommaires témoignent du moins qu'il n'est pas resté étranger à l'histoire de la papauté ', et qu'il a lu, la plume à la main, le récit de la conquête de la Sicile par les Normands; ilsattestent un genre d'études que les anecdotes modernes (l'eceyitiorcs) réunies dans les Res memorandae ne font peut-être pas suffisamment connaître '.
En même temps que les chroniqueurs modernes, Pétrarque ne dédaignait pas de consulter les géographes. On le sait pour Giraud de Barri, dit Giraldus Cambreiisis, qu'il a lu à propos de la question, toujours intéressante pour lui, de l'antique Tulé ; mais il s'excuse presque d'avoir admis dans sa bibliothèque un ouvrage, cependant très goûté avant lui et que Jean de Meun avait traduit en français : Venit in manus meas libellus de Mirabilibus Hiberniae, a Giraldo quodam aidico Henrici secundi Régis Anglorum^ licet teniii rerum stilo, non rudi tamen uerboriim arte contextus; quem ne totiim bibUothecae nostrae foribus excluderem, brenis quaedam ipsius particida promeruit, ubi de hac eadem insida nostrae similis et operosa dubitatio inserta sit. Itaque similitudo una ingenii mihi totiiis operis conimendauit auctorem \ Deux scholies du manuscrit de Pline nous ont montré Pétrarque feuilletant le livre du chapelain de Henri II ^
1. L'admiration de P. pour Innocent III est exposée dans Sen. XVI, 9.
2. On trouve dans ce livre la preuve précise d'une lecture d'Albertino Mussato : Horiim quidein Musatus Patainnus histoncus, noiiarum rerum satis anxius conquisitor, testis est (Rer. metn., IV, 9 ; Op., 593).
3. Fam. III, I. Les œuvres de Giraud le Gallois, comprenant sa Topographia Hiberniae, ont été publiées par J. S. Brewer et I. F. Dimock dans les Rerum Britannicar. Medii Aeui scriptores, n° 21 (Londres, 1861-1891).