‹ Pétrarque et l'humanismeChapitre 279 sur 353 · V. plus haut, p · texte numérisé non relu

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2l6 LES PÈRES DE l'ÉGLISE ET LES AUTEURS MODERNES

La philosophie scolastique paraît ne l'avoir pas intéressé. Les titres de tant d'ouvrages fameux, qui étaient alors dans toutes les mains, ne paraissent même pas dans ses propres livres. S'il nomme et célèbre les quatre principaux scolastiques de l'Italie, c'est dans un but de polémique et pour montrer à son contradicteur français que l'Université de Paris, trop vantée à ses yeux, emprunte à ses compatriotes une partie de son lustre. Le ton du morceau est curieux : Af foriasse non bomines adspicit iste [Galhis calumniator\ sed studinm, ut qiiisquis Parisiis studiierit Gallus sit. Innitus dicam, sed cogit siue urget iieritas. Est iUa ciuitas hona quideni et insignis regia praesentia ; quod ad studium attmet, ceu ruraJis est caJathus, quo poma nndiqne peregrina et nohilia deferantur. Ex qno enim studium illud, ut Jegitur, ah Alcuino praeceptore Caroli régis institutum est\ nunquam quod audierim Parisiensis quisquam ihi uir cJarus fint ; sed qui fuerunt, externi utique et... magna ex parte ItaJi fuere : Petrus Lombardus Nouariensis, quem ipsi Petrum Lomhardi soient dicere, ut uideatur patris nomen esse non patriae, Tbomas de Aquino, Bonauentura de Balneo Regio atqiie Aegidius Rom anus [de Columna], midtique alii\ Peutêtre, à vrai dire, Pétrarque préférait-il exalter ces grands hommes que les lire.

Un très petit nombre d'ouvrages scolastiques ont séjourné dans sa bibliothèque. On a vu comment il avait des livres de Fulbert de Chartres et d'Hugues de Saint-Victor, parmi des recueils de littérature ecclésiastique. Il n'a pas laissé en marge la moindre observation de lecteur. Il en va de même pour l'opuscule qui se trouve dans le Parisimis 2j8c} et semble avoir été offert au poète par un certain Luca di Gemi-

1. Le passage sur Charlemagne, cité dans Seii. I, i (Op. 700) et attribué à Alcuin, est en réalité d'Eginhard, Vila Caroli, 10.

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