‹ Pétrarque et l'humanismeChapitre 280 sur 353 · Apol. contra GaJL, Op · texte numérisé non relu

Apol. contra GaJL, Op

LES Fl-KES DU LHCiLlSE \-T LliS AUTliUKS MODERNES 217

niano. Il porte en titre : Incipil liber Beniamin de intima coutempJaiione conpositiis a Ricardo de Sancto Victore \ Quelques signes marginaux montrent que Pétrarque a daigné parcourir cet ouvrage ascétique du moine français.

De tout autre intérêt est le Parisimis 2C)2}, un des bons manuscrits des œuvres d'Abailard, qui est aussi un des plus curieux de la collection que nous reconstituons. C'est un volume de petit format', contenant 177 feuillets écrits sur deux colonnes, d'une main française du commencement du xiv^ siècle. Quatre lettres initiales sont ornées de petites figures finement traitées \ Voici, d après les rubriques, le contenu du volume : F. i, Ahaelardi ad amiciim suum conso- Jatoria [= Historia calainitatiun]. F. 14, Domino siio imo patri, coniugi suo imo Jratri... Abaelardo HeJoysa\¥. 43, Incipii Apoîogia Berengarii Pictaiiensis pro magistro Petro Abaelardo \ F. 45 [Eiusdem], Patri et domino suo G. Mimatensi episcopo. F. 47 [Eiusdem], Fratribus Cartusie. F. 47', Dixit A. P. Dixit

1. 235X150 mill. Relié sous Louis-Philippe. Inventaire de Pavie, no 688. Delisle a supposé le premier que le ms. pouvait venir de P. Au bas de la dernière page, on lit les deux vers :

Qui benefactor, habe contemplatiua Ricardi, Que mitto Lucas deuotus Geminiani.

2. 218 X 150 mill. Les premiers feuillets de garde sont paginés A-E ; les derniers, f. 178-179. On lit en tête : Di Francischi Petrarche, puis d'une autre main, fuit (cf. Delisle, /. c, p. 139). Reliure de Napoléon 1er. No yo de l'inventaire de Pavie ; c'est sans doute dans cette bibliothèque que le ms. a reçu la table inscrite au f. A.

3. F. I, Abailard et Héloyse (le visage de la femme a été gratté); F. 51, le roi Theodoric; f. 43 et 94, un moine.

4. C'est la série des lettres, dont la Ville et dernière lînit au ms. : Valele in Cbristo, sponse Christi. Le ms. a servi au travail d'Ed. Oddou\, Lettres d'Abailard et d'Héloise, traduites du latin sur le ms. 2<)2^ de la Bibl. royale, Paris, 1837. L'édition de 1853 "^ mentionne pas le ms.

5. L'explicit de YApolo(^ia fait allusion à un liber secundus qui n'est pas connu. Ct.^/n/^/f7rJ/q/7^/-a, éd. Fr.d'Amboise, Paris, 1616, p. 320, ou Migne, t. CLXXVIII, col. 1870.

2l8 LES PÈRES DE l'ÉGLISE ET LES AUTEURS MODERNES

P. A. Dixit eidem idem \ F 48', Uninersis Eccksie sancte filiis Petrus [Abaelardus]. F. 30, Pétri Ahaelardi epistola [Ad Parisiensem episcopum]. F. ^1, Incipit primiis liher uariarum Thedorici régis [sic] ; FF. 3 1 his : Magui Aurelii Cassiodori senatoris V. c. ///... uariarum liber primiis incipit [=les quatre premiefs^ livres]. F. 91', Fragments à'Ars dictatoria \ F. ^4, Incipiwit epistoJe magistri Stephani Aurelianensis Tornacensis episcopi. F. 172, Alexander episcopus seniiis seriioriim Dei iienerahilihiis fratribus uninersis archiepiscopis et episcopis per regnum Francie constitiitis '.

Le recueil est presque entièrement composé, comme on le voit, d'oeuvres épistolaires. Deux feuillets de garde en contiennent une analyse, sous forme d'arguments de chaque lettre, d'une écriture si menue et si cursive qu'il n'est pas aisé d'y reconnaître la main de Pétrarque ^ ; on doit pourtant la rapprocher de certains fragments, en très petit caractères, du Fat. ji^6 K Les lettres de Cassiodore et d'Etienne de Tournay ont d'ailleurs été fort peu pratiquées par Pétrarque^: il faisait un cas médiocre du premier, envers qui Salutati s'est montré plus déférent, et l'on comprend

1. C'est le fragment dialogué, publié p. 326-329.de l'édition d'Amboise, et considéré comme appartenant à Abailard (e libro incerto) dans l'édition Cousin, P. Ahaelardi op. hactenus seorsiwi éd., Paris, 1849, ^- ^^' P- 727-729.

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