‹ Pétrarque et l'humanismeChapitre 281 sur 353 · Écrits en partie d'une autre main · texte numérisé non relu

Écrits en partie d'une autre main

3. Suit un autre formulaire de lettres, écrit d'une autre main, et qui s'arrête au f. 177.

4. Une écriture qu'il faut se garder de confondre avec celle de P., apparaît aux Nota des f. 5' et 10, et dans une note du f. 10'.

5. Cf. Monaci, Archivio paleogr. ital., vol. I, fasc. 5 (f. 2, 2', 11', etc.). D'une écriture analogue sont quelques notes du f. 178' :

Solui pro luendis decretaJihiis pignoratis pro...

pro reciiperando tiolumine — iiij flor. viiij. s.

pro recuperandis scagiali.... et amdo domini lohannis — iiij. flor. viij.

6. On ne peut assurer la main de P. qu'aux f. 95, 95', 100, 114'.

qu'il ne pût guère s'intéresser au second. En revanche, Abailard a trouvé en lui un lecteur attentif et même passionné.

L'intérêt de l'humaniste et du poète pour le grand philosophe scolastique pouvait sembler jusqu'à présent fort incertain. Il ne le nomme que deux fois dans ses livres, et il ne semble pas avoir étudié sa philosophie. On a pu constater un choix semblable des passages de Cicéron s'adaptant à la doctrine chrétienne, dans le De ignorantia de Pétrarque QtVIntroductio in theologiam d'Abailard ' ; mais c'est une rencontre probablement toute fortuite, et le premier était trop familier avec les œuvres de Cicéron pour avoir besoin d'emprunter à autrui les citations qui lui étaient nécessaires. Au reste, Abailard était très peu connu en Italie ; au temps de Salutati, ses manuscrits ne s'y trouvaient guère, et le chancelier de Florence demandait ses œuvres à Jean de Montreuil. en 1395 '• ^^ ^^'^^^ ^^ ^^^^ incité à cette recherche par un passage où son maître Pétrarque parle de l'auteur de YHistoria calamitatiim, et témoigne pour lui d'un véritable respect : lungam tôt ueterihus unum recentiorem nec ualdesemotum ah aetate nostra, quant recte nescio, sed apud quosdam^ ut audio, suspect ae fid et, ai profecto non humilis ingenii, Petrum illum cui Ahaelardi cognomen est, qui, ut in historia suarnm calamitatum longa oratione ipse meminit, inuidiae cedens, solitudinis Trecensis ahdita penetrauit. et si non sine magno iindique studiosorum conuentu, quos e midtis iirbibus sibi soîitario discipulos doctrinae ceJebris fama contraxerat, sine reqtiie tamenoptaia, quam sibi radicitus tenax liuor odiumque conuulserant \

1. Cf. Hortis, dans Archeografo Triestino, nouv. sér., t. VI, p. 142.

2. Précisément à propos de son recueil épistolaire. Cf. Novati, Epistolario di C. Salutati, t. III, p. 84.

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