‹ Pétrarque et l'humanismeChapitre 286 sur 353 · Vit. solit. II, 3, 13 (Op · texte numérisé non relu

Vit. solit. II, 3, 13 (Op

2. Kein. II, 40 (Op. 421). Je n'ai pas retrouvé ce texte dans les œuvres de S. Bernard, et ses biographes n'y font aucune allusion. Il est mentionné, il est vrai, par Nicolas de démanges (Opéra, éd. Lydius, Leyde, 161 3, Ep., p. 20) ; mais l'humaniste français a pu le tirer de P., qu'il lisait assidûment. Celui-ci le tenait sans doute d'une tradition orale.

3. Hinc Bernardus ad Eugenium... (Op. 325). Les citations sont prises du De Consid., II, 3 et 4, IV, 2 (S. Bernardi op., 1. 1, éd. Mabillon, Paris, 1690, col. 417, 418,435 sqq.).

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parmi les Pères ^ Notre humaniste peut avoir eu, parmi ses livres, le De consideralionc (ad Eugenitun IIP), le seul ouvrage qu'il cite du docteur; il ne paraît pas en avoir recherché d'autres, non plus que ceux d'Abailard, ni d'aucun scolastique français, et s'il a loué une fois assez vivement les scolastiques italiens, pour les besoins de la cause qu'il défendait, il ne semble pas qu'il les ait lus davantage.

11 faut tenter à présent de demander aux œuvres de Pétrarque ce qu'il a connu de la littérature d'imagination du Moyen Age. Cette réunion de témoignages ne fera qu'attester mieux son culte exclusif pour l'Antiquité.

La seule poésie moderne que Pétrarque ait sincèrement goûtée dès sa jeunesse, et à laquelle il n'ait jamais cessé d'attacher quelque prix, est la poésie amoureuse. Tout le monde sait ce qu'il doit aux troubadours. N'eût-il même pas été élevé en Provence, il ne pouvait échapper dans ses compositions à l'influence des maîtres du ce gay saber », également populaires de chaque côté des Alpes. On ne trouve nommé en latin, dans ses manuscrits, qu'un seul d'entre eux, Arnaut Daniel ^; mais l'énumération qui orne le Trionfo d'Amore montre qu'il était au courant de la biographie des troubadours les plus fameux :

Fra tutti il primo, Arnaldo Daniello Gran maestro d'amor, ch'a la sua terra Ancor h onor col dir novo e bello 5...

r. Fam. VI, 6.

2. La note de P., sur son sonnet Aspro cor e selvaggio n'est connue que par des copies de ses autographes. On doit sans doute la lire ainsi : /^/o, septenihris 21, inarlis, hora tertici die Mathei Apostoli, propler luiuin quod legi pridie in cantilena Arnaldi Daniel : Amanpreian s'ajrancacors ujecs. Cf. G. Appel, Ziir Entwickelung . . . , p. 129; F. Pellegrini, préface de l'éd. citée ci-dessous, p. xi ; E. Sicardi, P^r /a sinceritd artistica del P., dans Fanfulla délia domenica de 1905, n. 8-12.

3. Tr. d'Ain., III, 40-57. Le ms. de Parme qui contient une collection des autographes perdus, marque la variante à ce troisième vers (Strano e bello), avec une

P. DE NOLHAC. — Pétrarque. i >

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Jusqu'aux dernières années de sa vie, Pétrarque vécut avec le souvenir des poètes qui avaient enchanté sa jeunesse. Rien ne permet de croire qu'il ait gardé dans sa bibliothèque un recueil quelconque de la littérature des Provençaux ' ; mais, comme il les aimait, il est probable qu'il les comprenait dans sa pensée parmi ces poètes de langue vulgaire dont le public gâtait, disait-il, les vers en les récitant ^ On peut même supposer qu'il les a plus d'une fois fait entendre, dans l'auditoire de femmes décrit par un de ses amis, qu'il savait tenir §ous le charme de ses vers et de sa parole : Et ego ipse Stiipeum ' rogaiii dicere aliqiiid inter egregias dominas exîstentem, e cuhis orc loqvendo tanta siumitas procedebat, quod in mensis seii in cena cibo derelinqiiebatiir, omnes attenti ad ipsam solam facundiam ; aliqiiando iocose recitabat inter domesticas et egregias dominas rythma uidgaria, que mirabilia erant aiiditu et per ipsum composita '\

Il y a dans VApoIogia contra GaJhim un passage visant deux poètes fameux de son temps, Alain de Lille, dont VAnticlaiidianiis avait été une des sources de Jean de Meun, et le Normand Jean de Hauteville, auteur d'un poème allégorique en neuf livres, dont le succès fut assez durable pour motiver une édition parisienne de Badius en 15 17. Il ne s'agit ici que de poètes latins; mais on peut, semble-t-il, élargir la

date : 7^7 j lui po in uespcris (I Trionfi seconda il cod. Pann. 16^6, édit. Flaminio Pellegrini, Crémone, 1897, p. 30).

1. Sur la fausse tradition relative au chansonnier provençal Par. fr. 12473 (ancien Vat. 3204), où le xvie siècle voyait des annotations de P., cf. Nolhac, La bihlioth. de F. Orsini, p. 314.

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