Stupeiis est le nom que prend P. dans l'églogue IIL
4. Ce morceau, qui révèle P. mondain, a passé pour être de Donato degli Albanzani (dans Scritti ined., éd. Hortis, p. 232). Je suis le texte d'Avena, qui donne comme anonyme le commentaire où il se trouve (Il Biicolicuni Carmen e i suoi coiiini. iiied., Padoue, 1906, p. 192).
LES PERES DE L l-GLISE ET LES AUTEURS MODERNES 227
portée de cette appréciation et y voir, un peu accentué par la polémique, le jugement que Pétrarque devait appliquer à l'ensemble de la littérature admirée et cultivée en France : Quid sihi igitur nuit Gallus ' ? An non uidet quid alienigenae quoque de se ipsis et de nostris senserint ? Sufjiciat sihi Anticlaiidianus Alani sui, paido minus taediosus Archithrenio ^ Poetae amho harharici midtum pariter se diffnndunt, multiim frustra se torquent^ miriim nisi etiam rmdtiim sudent \ Notre humaniste exceptait-il de son mépris le Roman de la Rose et l'avait-il lu ? On le croirait volontiers, si l'on se bornait à rappeler sa personnification des vertus féminines dans le Trionfo délia pudiciiia, qui est fort semblable à celle de Guiltaune de Lorris ^ :
1. L'Arcbitbrenius du poète loannes AngUcus avait été cité avec complaisance dans V [nuectiua de Jean de Hesdin contre Pétrarque, pour un grand éloge de Paris (pp. 1066) ; les vers sont précisément tirés du passage de J. de Hauteville indiqué par Ginguené (Hist. litt. de la France^ t. XIV, p. 573). Dans sa réponse, P. riposte directement à cette citation : Deiis hone, quam frimla implorantur auxilial Venim quidem hoc mihi iiideor asserturits, licet forsitan inurbane ex omnibus quos legerim, nullus unquam taediosior Archithrenio illo est, quem hic ad Parisiense praeconiiim iieliit alterum Ciceronem aut Virgiliiim implorât. O quae monstra sermonis, quae uerborwn incidcatio, non tantiim lectori nauseam incutiens ac dolorem capitis, sed risiun eliciens et sudorem ! (Op. 108 1).
2. Les éditions du Contra Galliim portent, dans les deux passages, \t mol Archiiriuio, qui a empêché de reconnaître l'ouvrage cité. Sans préjuger rien sur une erreur possible de P., j'ai cru devoir rétablir le titre correct de V Archithrenius . Le nom du livre a été souvent donné à l'auteur même (Fabricius, Bibl. lat. mediae aetatis^, t. IV, p. 82). Le prologue de Jean Daudin, chanoine de la Sainte-Chapelle, à sa traduction d'un traité de P., porte dans une énumération de livres : (c Jehan de Salberie en son Policraticon, Jehan Ar chitre mens en son Itinéraire, Alain en son livre de la Complainte de Nature et en Anticlaudian autrement dit Antiruphin, et François Petrach en son BucoHcon... » Delisle, en publiant ce prologue, restitué par lui au véritable auteur, remarque dans le mot Architremeiis une altération analogue à celle que je signale dans le texte de P. (v. le travail de Delisle, très intéressant pour l'histoire des oeuvres de P., Ane. traductions franc, du traité de P. sur les Remèdes de l'une et l'autre fortune, tiré des Notices et Extraits, t. XXXIV, I, Paris, 1891).