‹ Pétrarque et l'humanismeChapitre 300 sur 353 · Fam. XVII · texte numérisé non relu

Fam. XVII

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le croirait-oii ? un véritable horticulteur.il engage, dans un traité, ses lecteurs à se livrer aux travaux de la terre, prootio.et curanun alternatione ' , et dit lui-même à propos de Vaucluse : Hortulos meos his tnanibus consitos^. Ce n'est point là une formule toute faite ; les formules de ce genre sont bien plus rares chez lui qu'on ne le croit, et les mots dont il se sert ici sont rigoureusement exacts. Un document tiré d'un de ses manuscrits^ va nous le montrer étudiant les principes de l'art de la culture, dirigeant lui-même ses plantations et tentant des expériences '^.

C'est une sorte de journal de jardinage placé à latin du volume et sur les gardes. On n'y trouve rien sur le jardin de Vaucluse, celui dont Pétrarque disait qu'on ne rencontrerait point le pareil au monde et dont il priait ses amis d'Avignon de surveiller les cultures en son absences Le premierdocument, daté de 1348, nous transporte seulement dans la propriété de Parme, que le poète vient d'acheter et où il doit faire de fréquents séjours, les années suivantes, à cause de ses fonctions de chanoine. C'est de ce jardin qu'il envoyait au seigneur de la ville, Luchino Visconti, quelques plants que celui-ci lui avait

1. Rem. I, 57: Utque interdum teneros ramos pubescentihus gemmis inserere, luxuriantia folia ciirua falce compescere, lasciuos palmites prolis in spem scrohihiis cauis infodere, sitientïbus pratis querulos riuos prono calle diuertere illos sinam... (Cf. le chap. ')S, Detiiridariis).

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